{"id":36,"date":"2016-01-24T14:54:58","date_gmt":"2016-01-24T13:54:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=36"},"modified":"2023-10-30T13:52:45","modified_gmt":"2023-10-30T12:52:45","slug":"lassociation","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=36","title":{"rendered":"Pourquoi l&rsquo;Ajecta ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019AJECTA est n\u00e9e, il y a plus de 50 ans, de la passion de quelques amis, tous amoureux du vieux chemin de fer, celui des gueules noires et des lignes secondaires. A la fin des ann\u00e9es 60, la vapeur \u00e9tait moribonde et son extinction in\u00e9luctable. Nombre d\u2019amateurs parcouraient fr\u00e9n\u00e9tiquement la France, appareil photo en main, pour recueillir des images de ses derniers panaches. D\u00e9sirant vivre jusqu\u2019au bout sa passion, ce petit groupe va aller plus loin encore en envisageant le rachat de locomotives r\u00e9form\u00e9es, avec l\u2019id\u00e9e de les remettre en \u00e9tat de marche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Constitu\u00e9e d\u00e8s 1968, cette \u00e9quipe s\u2019\u00e9tait initialement rassembl\u00e9e autour d\u2019un projet de reprise d\u2019une ligne secondaire \u00e0 voie m\u00e9trique (Florac \u2013 Ste C\u00e9cile d\u2019Andorge, voir l\u2019histoire de l\u2019association). Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de ce projet, l\u2019id\u00e9egerme d\u2019une installation en r\u00e9gion parisienne et d\u2019une nouvelle orientation vers la voie normale. Le d\u00e9p\u00f4t de Longueville est d\u00e9nich\u00e9 par hasard (c\u2019\u00e9tait la remise d\u2019Esternay qui \u00e9tait convoit\u00e9e), mais c\u2019est une visite au d\u00e9p\u00f4t SNCF de Chaumont, en avril 1972, qui est\u00a0le v\u00e9ritable d\u00e9tonateur. La 130 B 439 est en grande r\u00e9paration et doit reprendre du service \u00e0 des fins touristiques (ce qui ne sera finalement jamais r\u00e9alis\u00e9). Pourquoi ne pas faire la m\u00eame chose ? C\u2019est ainsi que les lignes directrices de l\u2019action de l\u2019association ont \u00e9t\u00e9 trac\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La collection de l\u2019AJECTA s\u2019est donc constitu\u00e9e au d\u00e9part dans une optique \u00ab\u00a0chemin de fer secondaire\u00a0\u00bb, avec un objectif de sauvegarder de petites machines, techniquement accessibles \u00e0 des amateurs disposant d\u2019un outillage limit\u00e9. Que pouvait-on trouver \u00e0 l\u2019\u00e9poque aux environs du d\u00e9p\u00f4t de Longueville ? Des machines typiques des services mixtes, marchandises et voyageurs, sur les petites lignes: 140 C Est, 130 B Est (il n\u2019y avait plus h\u00e9las de 230 Est), des machines de banlieue d\u00e9class\u00e9es (141 TB Est), des machines de man\u0153uvre (040 TA Etat) ou des machines industrielles (040, 030, 020). Le sauvetage d\u2019engins plus lointains \u00e9tait difficilement envisageable \u00e0 cause du co\u00fbt du transport, souvent plus \u00e9lev\u00e9 que celui de la machine elle-m\u00eame. Des r\u00e9cup\u00e9rations int\u00e9ressantes ont ainsi \u00e9t\u00e9 malheureusement compromises (141 TA PO). Seule exception, la 141 TC Etat, d\u00e9nich\u00e9e en Bretagne, car elle fut l\u2019ultime opportunit\u00e9 de sauvetage d\u2019une machine de ce type.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette philosophie \u00e9tait raisonnable \u00e0 l\u2019\u00e9poque, mais on peut maintenant r\u00eaver aux quelques grosses machines qui \u00e9taient encore stock\u00e9es dans les emprises des d\u00e9p\u00f4ts, en l\u2019attente d\u2019une exp\u00e9dition vers un ferrailleur. Certaines d\u2019entre elles ont \u00e9t\u00e9 visit\u00e9es sur leur lieu de garage (241 A \u00e0 Noisy les Sec, 150 P \u00e0 Chaumont, 141 P \u00e0 Neufchateau, 231 K \u00e0 Troyes, \u2026), mais elles n\u2019avaient au mieux servi qu\u2019\u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer des pi\u00e8ces. Malgr\u00e9 une option sur une 141 R nivernaise, celle-ci avait sembl\u00e9 trop lourde et trop complexe \u00e0 remettre en \u00e9tat. Dix ans plus tard, l\u2019exp\u00e9rience et l\u2019\u00e9quipement aidant, on peut penser que les choix aient \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rents. Rien \u00e0 regretter toutefois. Ces acquisitions n\u2019auraient pu \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es qu\u2019au d\u00e9triment des premi\u00e8res. Il faut bien se rendre compte que, malgr\u00e9 la relative modestie des prix (la ferraille se vend \u00e0 la tonne), ces achats ont \u00e9t\u00e9 support\u00e9s par les membres eux-m\u00eames, imposant souvent de v\u00e9ritables sacrifices (familiaux, entre autres\u2026).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hormis les locomotives, quelques autorails et locotracteurs, la collection de l&rsquo;AJECTA compte un nombre important de v\u00e9hicules (environ 60), mais ceux-ci ont \u00e9t\u00e9 sauvegard\u00e9s \u00e0 des \u00e9poques et pour des objectifs tr\u00e8s divers. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, au moment de la r\u00e9cup\u00e9ration intensive de locomotives, le sauvetage du mat\u00e9riel remorqu\u00e9 n&rsquo;est pas une priorit\u00e9. Il est encore tr\u00e8s facile de louer pour des circulations sp\u00e9ciales des voitures anciennes datant du d\u00e9but du si\u00e8cle. On ne cherche alors que la belle pi\u00e8ce ou la pi\u00e8ce rare (voiture pullman 4038 par exemple). L&rsquo;interdiction pr\u00e9coce des circulations sp\u00e9ciales sur les voies SNCF et un nouveau d\u00e9part vers une exploitation touristique en 1974 (Chinon-Richelieu) marque le d\u00e9but de la premi\u00e8re grande vague d&rsquo;acquisitions. Des voitures en bois t\u00f4l\u00e9, \u00e0 deux ou trois essieux et \u00e0 porti\u00e8res lat\u00e9rales, d&rsquo;autres enti\u00e8rement m\u00e9talliques mais \u00e0 plates-formes, sont parfaites pour cet usage. Il \u00e9tait temps car les derni\u00e8res survivantes ont disparu en moins de 10 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une scission au sein de l&rsquo;association en 1979 se traduit par un repli sur Longueville. L&rsquo;aspect purement mus\u00e9ographique est privil\u00e9gi\u00e9 avec l&rsquo;acquisition de mat\u00e9riels rares, comme par exemple la rame dite de St Germain, seule rame historique fran\u00e7aise, r\u00e9form\u00e9e apr\u00e8s l&rsquo;envoi de sa locomotive, la Crampton n\u00b080, au mus\u00e9e de Mulhouse. Avec la nouvelle autorisation de circulation sur le r\u00e9seau SNCF d\u00e9but 80, la remise en service de la 140 C 231 rend n\u00e9cessaire l&rsquo;acquisition d&rsquo;une rame. Ce sont les voitures Talbot, bien adapt\u00e9es aux trajets en banlieue parisienne, qui sont choisies pour leur cachet et leur empattement suffisamment court pour \u00eatre tourn\u00e9es sur le pont tournant du d\u00e9p\u00f4t. Sept voitures sont achet\u00e9es, mais il faut malheureusement d\u00e9chanter. Le co\u00fbt estim\u00e9 de leur remise en \u00e9tat d\u00e9passe toutes les pr\u00e9visions et il faut se contenter de louer des voitures modernes, en incorporant toutefois dans la rame les voitures Pullman et Restaurant de l&rsquo;association.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En quelques ann\u00e9es, la nature des trains organis\u00e9s par l&rsquo;association \u00e9volue. Les destinations sont de plus en plus lointaines (St Lazare-Dieppe d\u00e8s 1984). La mort des voitures des anciens r\u00e9seaux est programm\u00e9e \u00e0 br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance et il n&rsquo;y aura bient\u00f4t plus que des voitures \u00ab\u00a0Corail\u00a0\u00bb \u00e0 louer. La \u00ab\u00a0jeune g\u00e9n\u00e9ration\u00a0\u00bb, qui n&rsquo;a pas connu l&rsquo;\u00e9poque pionni\u00e8re, se lance dans un ambitieux programme de sauvetage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Lanc\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une id\u00e9e initiale de pr\u00e9server une seule voiture \u00e0 incorporer dans les rames lou\u00e9es \u00e0 la SNCF pour les circulations, le projet se transforme petit \u00e0 petit en celui de rassembler une rame enti\u00e8re, repr\u00e9sentative du mat\u00e9riel des anciens r\u00e9seaux. Le temps presse, le ferraillage suivant de pr\u00e8s la radiation des effectifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des tr\u00e9sors dorment encore en plus ou moins bon \u00e9tat dans les garages, mais il faut aller les d\u00e9nicher. C&rsquo;est un v\u00e9ritable travail de fourmi qui est effectu\u00e9 sur la France enti\u00e8re pour trouver les \u00ab\u00a0oiseaux rares\u00a0\u00bb. Outre le bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ossature et du roulement, deux crit\u00e8res semblent importants, une allure aussi proche que possible de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;origine et le chauffage vapeur pour assurer le confort des voyageurs. Malgr\u00e9 quelques voitures \u00ab\u00a0atypiques\u00a0\u00bb (une Bacalan, par exemple), l&rsquo;essentiel des sauvetages concerne des voitures OCEM \u00e0 parois lisses et des voitures EST, typiques des rames ayant circul\u00e9 sur la ligne 4, celle qui passe \u00e0 Longueville.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;option est tout de suite prise d&rsquo;appliquer une livr\u00e9e \u00ab\u00a0Anciens r\u00e9seaux\u00a0\u00bb, haute en couleurs (on est souvent loin du vert wagon) mais tout \u00e0 fait plausible dans les ann\u00e9es 30 pour les trains \u00e0 grand parcours inter-r\u00e9seaux. C&rsquo;est finalement une rame de six voitures qui a \u00e9t\u00e9 remise en circulation, s\u00e9lectionn\u00e9es dans un parc de quatorze, sauvegard\u00e9es en \u00e0 peine plus de trois ans&#8230;<br \/>\nEn conclusion, il ne faut pas occulter que maintenir une rame en \u00e9tat de circuler est difficile, par l&rsquo;ampleur du travail d&rsquo;entretien et surtout financi\u00e8rement, les r\u00e9visions p\u00e9riodiques devant \u00eatre effectu\u00e9es dans un atelier SNCF pour obtenir l&rsquo;agr\u00e9ment de circulation. Seule une partie des voitures m\u00e9talliques (les seules \u00e0 pouvoir \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 circuler pour des voyages) a pu \u00eatre restaur\u00e9e, les autres voitures attendant une remise en circulation de plus en plus hypoth\u00e9tique. Les voitures d&rsquo;avant 1930, en bois t\u00f4l\u00e9, n&rsquo;auront jamais cette chance.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=42\">Nous rejoindre<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=17\">Contacts &amp; Renseignements<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019AJECTA est n\u00e9e, il y a plus de 50 ans, de la passion de quelques amis, tous amoureux du vieux chemin de fer, celui des gueules noires et des lignes secondaires. A la fin des ann\u00e9es 60, la vapeur \u00e9tait moribonde et son extinction in\u00e9luctable. 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