{"id":2433,"date":"2018-11-06T10:25:49","date_gmt":"2018-11-06T09:25:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=2433"},"modified":"2023-10-30T13:53:52","modified_gmt":"2023-10-30T12:53:52","slug":"lhistoire-de-lajecta","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=2433","title":{"rendered":"L&rsquo;histoire de l&rsquo;AJECTA (les origines 1968-1999)"},"content":{"rendered":"<div id=\"wrapper\" class=\"hfeed\">\n<div id=\"main\" class=\"main\">\n<div id=\"forbottom\">\n<section id=\"container\" class=\"one-column\">\n<div id=\"content\" role=\"main\">\n<div id=\"post-90\" class=\"post-90 page type-page status-publish hentry\">\n<div class=\"entry-content\">\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> est n\u00e9e, il y a plus de 50 ans, de la passion de quelques amis, tous amoureux du vieux chemin de fer, celui des gueules noires et des lignes secondaires. A la fin des ann\u00e9es 60, la vapeur \u00e9tait moribonde et son extinction in\u00e9luctable.<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">mais le parc des locomotives est encore assez important. Il subsiste \u00e0 cette \u00e9poque quelques lignes secondaires \u00e0 voie normale ou \u00e0 voie \u00e9troite et les chemins de fer touristiques, tous \u00e0 voie \u00e9troite, sont peu nombreux : Cap Ferret, St.Trojan, Pithiviers, Meyzieu et Abreschviller qui d\u00e9butent.<\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2438\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2438\" class=\"wp-image-2438 size-large\" src=\"https:\/\/www.ajecta.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/140C122-Verdun-Debano-700x448.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"448\" srcset=\"https:\/\/www.ajecta.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/140C122-Verdun-Debano.jpg 700w, https:\/\/www.ajecta.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/140C122-Verdun-Debano-300x192.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2438\" class=\"wp-caption-text\">08 mai 1971: l\u2019un des derniers trains \u00e0 vapeur entre Eix et Verdun remorqu\u00e9 par la 140 C 122 (photo Pierre Debano)<\/p><\/div>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Nombre d\u2019amateurs parcouraient la France, appareil photo en main, pour recueillir des images de ses derniers panaches.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019une poign\u00e9e de jeunes passionn\u00e9s de la r\u00e9gion parisienne, r\u00eavant de faire revivre une ligne de chemin de fer secondaire, d\u00e9cide de cr\u00e9er l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, Association de Jeunes pour l\u2019Exploitation de Chemins de fer Touristiques et d\u2019Attraction, qui \u00e9voluera plus tard en Association de Jeunes pour l\u2019Entretien et la Conservation des Trains d\u2019Autrefois.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> est d\u00e9clar\u00e9e le 8 novembre 1968 et l\u2019association a l\u2019espoir de reprendre l\u2019exploitation de la ligne \u00e0 voie m\u00e9trique de Florac \u00e0 Ste.C\u00e9cile-d\u2019Andorge, que viennent de fermer les CFD (Chemins de Fer D\u00e9partementaux).\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de ce projet, l\u2019id\u00e9e germe d\u2019une installation en r\u00e9gion parisienne et d\u2019une nouvelle orientation vers la voie normale. L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 18 d\u00e9cembre 1970 va d\u00e9finir les orientations futures.\u00a0 Le d\u00e9p\u00f4t de Longueville est d\u00e9nich\u00e9 par hasard (c\u2019\u00e9tait la remise d\u2019Esternay qui \u00e9tait convoit\u00e9e), un d\u00e9p\u00f4t inutilis\u00e9 depuis quatre ans, pr\u00e8s de Provins (77). Un d\u00e9p\u00f4t d\u2019une vingtaine de voies et une rotonde en charpente, avec plaque tournante et voies d\u2019acc\u00e8s; le tout vide, abandonn\u00e9 et envahi par la v\u00e9g\u00e9tation.\u00a0 Puis, c\u2019est une visite au d\u00e9p\u00f4t SNCF de Chaumont, en avril 1972, qui sera le v\u00e9ritable d\u00e9tonateur. La 130 B 439 est en grande r\u00e9paration et doit reprendre du service \u00e0 des fins touristiques (ce qui ne sera finalement jamais r\u00e9alis\u00e9). Pourquoi ne pas faire la m\u00eame chose ? C\u2019est ainsi que les lignes directrices de l\u2019action de l\u2019association ont \u00e9t\u00e9 trac\u00e9es.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La d\u00e9couverte de la 040-TA-137 au d\u00e9p\u00f4t SNCF du Mans. Puis de la 130-B-476 gar\u00e9e depuis un an au d\u00e9p\u00f4t de Gray, en compagnie de la 130-B-348, poursuivent l\u2019\u00e9lan d\u2019enthousiasme.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Au printemps 1971, les n\u00e9gociations avec la SNCF pour la reprise du d\u00e9p\u00f4t de Longueville aboutissent \u00e0 une cohabitation sur le site avec la Soci\u00e9t\u00e9 Otico (vente et rechapage de pneus d\u2019occasion), ce qui permet d\u2019\u00e9viter un loyer trop lourd. Ainsi, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> loue 14 voies et Otico cinq, plus l\u2019ex-atelier et les ex-bureaux, la SNCF gardant une voie pour le SES (Service \u00e9lectrique et signalisation).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La concr\u00e9tisation des projets en voie normale attire de nouveaux passionn\u00e9s \u00e0 l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. A la fin du printemps, la 040-TA-137 encore sous timbre et la 130-B-476 \u00e0 chute de timbre et inutilisable dans l\u2019imm\u00e9diat, sont achet\u00e9es \u00e0 la SNCF. La 130-B arrive \u00e0 Longueville le 6 juillet, suivie de la 040-TA le 12 juillet. Toutes deux sont achemin\u00e9es froides. Le 14 juillet 1971 restera une date m\u00e9morable dans les annales de l\u2019Ajecta. Deux jours apr\u00e8s son arriv\u00e9e, la 040 TA encore d\u00e9biell\u00e9e est allum\u00e9e sur la plaque tournante. Les bielles sont mises en place alors que la chaudi\u00e8re monte en pression. Elle \u00e9volue ensuite sur les voies du d\u00e9p\u00f4t envahies par les herbes. Ce premier allumage au d\u00e9p\u00f4t de Longueville a r\u00e9uni la quasi-totalit\u00e9 des permanents (les membres les plus assidus, qui passent les week-ends entiers sur le site) et leur a permis de s\u2019initier \u00e0 la chauffe et \u00e0 la conduite. Un r\u00eave vient de se r\u00e9aliser. Mais la premi\u00e8re t\u00e2che est de r\u00e9nover le d\u00e9p\u00f4t, qui n\u2019abrite pour le moment que deux machines. Il faut r\u00e9parer et remettre en place les rideaux m\u00e9talliques, remplacer des tuiles, des carreaux cass\u00e9s, etc.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Et d\u00e8s cette premi\u00e8re ann\u00e9e plac\u00e9e sous les meilleurs augures, on envisage un train \u00e0 vapeur sur le r\u00e9seau SNCF, la 040-TA \u00e9tant parfaitement apte \u00e0 l\u2019assurer. De plus, la ligne vers Provins et Villiers-St.Georges tend les bras \u00e0 l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. La SNCF consult\u00e9e ne s\u2019oppose pas au projet et l\u2019association obtient la rame \u201carmistice\u201d compos\u00e9e de voitures \u00e0 essieux et porti\u00e8res lat\u00e9rales d\u2019origines Est et AL, qui arrive de Noisy-le-Sec le samedi 23 octobre avec en renfort une B6t dite \u201cbo\u00eete \u00e0 tonnerre\u201d. Ce matin- l\u00e0, la 040-TA est allum\u00e9e pour un long week-end et effectue quelques allers-retours sur la voie 15, avec \u00e0 son bord les membres pr\u00e9sents qui se relaient au manche ou \u00e0 la pelle. L\u2019apr\u00e8s-midi, elle est prise en main par les agents des CFTA. (Chemins de Fer et Transports Automobiles, qui exploitent la ligne pour le compte de la SNCF). Le dimanche 24 octobre 1971, c\u2019est le grand jour. Le train Paris &#8211; Troyes arrive sous un soleil radieux \u00e0 l\u2019heure du d\u00e9jeuner, et am\u00e8ne beaucoup de voyageurs. Pour le d\u00e9part \u00e0 14h30, la rame est vraiment pleine, jusqu\u2019aux fourgons fort appr\u00e9ci\u00e9s des vaporistes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019ambiance est \u00e0 la f\u00eate, les passionn\u00e9s se retrouvent, le quai de Provins est noir de monde et fanfare et majorettes sont l\u00e0 ! Ensuite, arr\u00eat-photos au pont de Richebourg, \u00e0 L\u00e9chelle pour une prise d\u2019eau (il y a encore une grue hydraulique), et \u00e0 Villiers-St.Georges le caf\u00e9 local est pris d\u2019assaut. Il fait chaud et il fait soif. Le retour vers Longueville se fait, comme \u00e0 l\u2019aller, escort\u00e9 par une armada de voitures suiveuses. Le bilan de cette journ\u00e9e inoubliable est plus que positif : les voyageurs sont contents, les membres de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> fiers et heureux, d\u2019autant plus que ce train laisse un petit b\u00e9n\u00e9fice. Seul petit regret, la conduite et la chauffe de la 040-TA ont d\u00fb \u00eatre assur\u00e9es par les agents CFTA de Provins, et ce d\u00e8s la gare de Longueville\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">D\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, l\u2019\u00e9quipe d\u2019amis pr\u00e9voit des circulations pour 1972, sur Villiers-St.Georges, vers Montereau et peut-\u00eatre vers Gray. En attendant, les activit\u00e9s ne manquent pas pour cet automne. Le re timbrage de la 130-B va commencer, tandis que l\u2019outillage indispensable et des pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s dans les d\u00e9p\u00f4ts vapeur SNCF, notamment celui du Mans. Le plus urgent est bien de monter un v\u00e9ritable atelier d\u2019entretien, car jusque-l\u00e0 le seul outillage utilis\u00e9 \u00e9tait celui des membres et consistait en petites caisses \u00e0 outils. Pour \u00e9toffer le parc de mat\u00e9riel, il est envisag\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir une voiture Pullman CIWL r\u00e9form\u00e9e, car il y en a plusieurs de gar\u00e9es \u00e0 Villeneuve-Prairie. Mais la CIWL consent seulement \u00e0 vendre la n\u00b0 4038, une ex-Pullman type Fl\u00e8che-d\u2019Or \u201cs\u00e9rie compl\u00e9mentaire\u201d, transform\u00e9e en restaurant-bar depuis 1935. Gr\u00e2ce au financement de quelques membres, elle est achet\u00e9e le 6 d\u00e9cembre et repeinte par la Compagnie avant son acheminement vers Longueville. Il est tr\u00e8s important de pr\u00e9ciser ici que la CIWL autorise l\u2019utilisation de cette voiture sur des trains sp\u00e9ciaux, ainsi que le maintien de l\u2019ancienne raison sociale et des monogrammes historiques. Le 9 octobre \u00e9tait arriv\u00e9e par la route une machine de l\u2019ancien r\u00e9seau m\u00e9trique des C\u00f4tes-du-Nord, la 030-T n\u00b0 36 qu\u2019un membre avait sauv\u00e9, et qu\u2019il tenait \u00e0 conserver. La rotonde abrite trois locomotives. Et de nouveaux passionn\u00e9s de la vapeur continuent \u00e0 venir grossir les rangs de l\u2019\u00e9quipe. La vie au d\u00e9p\u00f4t \u00e0 cette \u00e9poque est pourtant plut\u00f4t rude. Il n\u2019y a aucun confort, pas de local, pas de r\u00e9fectoire (tout est dans la zone occup\u00e9e par Otico). Il faut se contenter du restaurant en face de la gare et de ses quelques chambres plut\u00f4t d\u00e9labr\u00e9es, mais la priorit\u00e9 n\u2019est pas au confort. La plupart des permanents ne viennent en fait qu\u2019une seule journ\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En cette fin 1971, la ligne Paris &#8211; B\u00e2le est d\u00e9j\u00e0 di\u00e9selis\u00e9e, mais les CFTA de Provins utilisent encore des 141-TB Est, venues de Nogent-Vincennes \u00e0 la fermeture de la ligne de la Bastille. Il s\u2019agit des machines n\u00b0 407, 447, 457, 460 et 500. Elles assurent la desserte marchandises du lundi au samedi, alors que le service voyageurs est confi\u00e9 aux autorails 150 ch unifi\u00e9s et leurs remorques. Il subsiste encore une ambiance \u201cvieux chemin de fer\u201d, d\u2019autant que la gare de Longueville a gard\u00e9 son aspect d\u2019autrefois avec abris de quai d\u2019origine, portiques \u00e0 signaux m\u00e9caniques, poste d\u2019aiguillages Saxby et ch\u00e2teau d\u2019eau. Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1972, acquisitions et r\u00e9cup\u00e9rations continuent de plus belle. Un jeu de v\u00e9rins de levage \u00e9lectriques est achet\u00e9 \u00e0 la SNCF avec divers mat\u00e9riels et les CFTA offrent leur ancien wagon atelier, le L-260. La voiture restaurant-bar n\u00b0 4038, repeinte en bleu et cr\u00e8me, arrive le 20 f\u00e9vrier. Il faut compl\u00e9ter sa d\u00e9coration par les filets et les inscriptions, mais surtout remettre les tables de la salle au pas des fen\u00eatres et remonter l\u2019\u00e9quipement \u00e9lectrique ainsi qu\u2019installer des coffres \u00e0 batteries, car la CIWL les avait conserv\u00e9s. \u00c0 ce moment, un membre d\u00e9cide d\u2019acheter une des 141-TB Est de Provins. C\u2019est ainsi que la TB-407 arrive en feu, par ses propres moyens, le 5 mars. L\u2019int\u00e9gration de cette machine au petit parc de l\u2019association am\u00e8ne beaucoup de nouvelles adh\u00e9sions, car l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> continue \u00e0 faire ses preuves de s\u00e9rieux. Le programme des circulations pour cette ann\u00e9e annonce un train sur Villiers-St.Georges le 23 avril avec la 040-TA, sur Montereau le 18 juin et le 1er octobre avec la 141-TB, et \u00e0 nouveau Villiers-St.Georges le 30 octobre avec la 040-TA. La voiture-bar 4038 est pr\u00e9vue sur tous les trains, en compagnie de voitures lou\u00e9es \u00e0 la SNCF : banlieues Est et B10 t m\u00e9tallis\u00e9es \u201cRomilly\u201d. Une partie de l\u2019\u00e9quipe, dont plusieurs nouveaux, entreprennent la restauration de la TB-407, pendant que d\u2019autres \u0153uvrent sur la 4038 afin qu\u2019elle soit pr\u00eate pour le premier train de la saison. D\u2019autre part, il est indispensable de constituer une r\u00e9serve de charbon et de briquettes. Ainsi, le d\u00e9chargement d\u2019une tr\u00e9mie de 20 t de charbon provenant d\u2019ex-d\u00e9p\u00f4ts vapeur occupe tout le monde \u00e0 la mi-avril. Le premier train de la saison, le 23 avril entre Longueville et Villiers-St.Georges, est \u00e0 nouveau un succ\u00e8s. La 040-TA-137 est vaillante en t\u00eate de sa rame de voitures m\u00e9tallis\u00e9es ex-PLM et l\u2019ex-Pullman 4038 a fi\u00e8re allure. Un service de bar y est assur\u00e9 par plusieurs membres en veste blanche. \u00c0 l\u2019occasion du second train de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, les autorit\u00e9s locales ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9es. Le d\u00e9put\u00e9-maire de Provins, Alain Peyrefitte, accompagn\u00e9 de son \u00e9pouse et de son fils, et de l\u2019adjoint au maire de Longueville, montent sur le tablier de la 040-TA-137 pour la photo officielle. Le champagne est servi aux invit\u00e9s d\u2019honneur dans la Pullman 4038, et ils quittent enchant\u00e9s le train en gare de Provins.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour le train du 18 juin, il faut pr\u00e9parer la 141-TB-407. Bien que toujours sous timbre, elle est arriv\u00e9e au d\u00e9p\u00f4t en triste \u00e9tat : peinture d\u00e9lav\u00e9e, traces de rouille, t\u00f4le bossel\u00e9e. Pour lui rendre un bel aspect, on gratte, on ponce, on enduit plusieurs fois avant de pouvoir la repeindre. D\u2019autres membres nettoient et astiquent tout ce qui est en cuivre ou en bronze. Pendant cette m\u00eame p\u00e9riode, l\u2019association qui cherchait un engin de man\u0153uvre, rach\u00e8te \u00e0 un ferrailleur un locotracteur \u00e0 accumulateurs de type AE-104 Schneider, qui devrait pouvoir \u00eatre transform\u00e9 en diesel-\u00e9lectrique. Puis l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> a l\u2019occasion de r\u00e9cup\u00e9rer la machine de la sucrerie de Nangis, la Rimaucourt, de type 030-T qui porte le num\u00e9ro SE 3032. Avant d\u2019\u00eatre vendue \u00e0 la sucrerie de Nangis en 1950, elle avait appartenu \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale des Chemins de Fer \u00c9conomiques, et servit sur la ligne de Gudmont \u00e0 Rimaucourt en Haute-Marne \u00e0 partir de 1887. L\u2019achat de cette locomotive, tout comme les pr\u00e9c\u00e9dentes, r\u00e9pond \u00e0 l\u2019orientation choisie de se limiter \u00e0 de petites machines simples qui peuvent \u00eatre entretenues par des amateurs avec des moyens limit\u00e9s. Le recours \u00e0 un atelier SNCF serait trop on\u00e9reux pour une association de b\u00e9n\u00e9voles. Le transfert de ces engins se fait par la route, sur une remorque surbaiss\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 Provins. L\u00e0, une estacade de d\u00e9chargement est pr\u00e9par\u00e9e. Le locotracteur arrive fin mai et est stock\u00e9 sur une voie de d\u00e9bord en attendant que la Rimaucourt le rejoigne le 3 juin. C\u2019est ensuite la BB-551 des CFTA qui achemine les deux engins \u00e0 Longueville. La r\u00e9fection du locotracteur est aussit\u00f4t entam\u00e9e, car on en a grand besoin pour remplacer la force des bras. Les travaux sur la 141-TB quasiment achev\u00e9s, une marche d\u2019essai jusqu\u2019\u00e0 Provins est effectu\u00e9e. Ses peintures d\u2019appr\u00eat lui donnent un aspect surprenant, plut\u00f4t bariol\u00e9 ! Une t\u00e2che importante est aussi accomplie en ce printemps 1972 : de nombreuses traverses sont remplac\u00e9es sur la voie d\u2019embranchement qui en avait bien besoin Le samedi 17 juin, la joie de la pr\u00e9paration du deuxi\u00e8me train de la saison qui va conduire les voyageurs jusqu\u2019\u00e0 Montereau, est g\u00e2ch\u00e9e par l\u2019annonce de la catastrophe de Vierzy qui a eu lieu la veille. Le 18 juin, la 141-TB cabine en avant, magnifique avec sa belle peinture \u201cvert SNCF\u201d et ses bronzes et cuivres d\u00fbment astiqu\u00e9s, est pr\u00eate au d\u00e9part avec la 4038 et quatre voitures de banlieue Est. Ce train, baptis\u00e9 \u201cTrain de Papa\u201d (c\u2019est la f\u00eate des p\u00e8res) ou \u201cla pelle du 18 juin\u201d par les membres enthousiastes qui ne manquent pas d\u2019humour, franchit une nouvelle \u00e9tape : emprunter la ligne principale Paris &#8211; B\u00e2le. Un premier arr\u00eat \u00e0 Flamboin permet \u00e0 la TB de changer de sens et de repartir bien orient\u00e9e vers Montereau. La rame n\u2019ayant pas l\u2019intercirculation, on profite de l\u2019arr\u00eat aux Ormes-sur-Voulzie pour distribuer les plateaux-repas. Les couverts sont en plastique et on a d\u00fb louer des plateaux que les clients viennent chercher au passe-plats de la porte de la cuisine. Beaucoup de monde patiente le long de la route pour voir passer le train sur cette ligne oubli\u00e9e, train qui s\u2019arr\u00eate \u00e0 toutes les gares et tous les passages \u00e0 niveau. A Montereau, la machine est ravitaill\u00e9e par la grue hydraulique qui existe encore, mais sert une eau couleur de rouille. Ce nouveau succ\u00e8s est f\u00eat\u00e9 le soir comme il se doit dans la 4038. Durant l\u2019\u00e9t\u00e9, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> qui a pu r\u00e9cup\u00e9rer une partie des anciens locaux de service lib\u00e9r\u00e9s par la St\u00e9 Otico, am\u00e9nage un r\u00e9fectoire, un bureau, un dortoir et des lavabos. Les membres am\u00e8nent leurs vieux meubles et des ustensiles de cuisine. Une petite draisine des CFTA achet\u00e9e par un membre arrive le 12 ao\u00fbt, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par un bus citerne Renault TN6 (ex-RATP). Ce m\u00eame mois, les 141-TB de Provins sont remplac\u00e9es par des 63000, ce qui, bien s\u00fbr, chagrine nos amateurs de vapeur. Pendant ce temps, les travaux ingrats se poursuivent sur la chaudi\u00e8re de la 130-B.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Un train sp\u00e9cial organis\u00e9 par la Facs devant passer par Longueville la veille du prochain train Ajecta, avec arr\u00eat pour prise d\u2019eau de la 230-G-353, il est rapidement d\u00e9cid\u00e9 d\u2019organiser une pr\u00e9sentation des machines pr\u00e8s de la gare. Le samedi 30 septembre, sur la voie de d\u00e9bord, la haie d\u2019honneur pour le train sp\u00e9cial est constitu\u00e9e des 141-TB-407, 040-TA-137 et Rimaucourt en chauffe, ainsi que de la draisine et la voiture-bar 4038. Tout l\u2019apr\u00e8s-midi, les \u00e9volutions se succ\u00e8dent entre deux astiquages. Quand le train arrive \u00e0 la nuit tombante, avec un \u00e9norme retard, la 4038 est prise d\u2019assaut par les voyageurs affam\u00e9s et assoiff\u00e9s. Les machines connaissent aussi un franc succ\u00e8s. Le sp\u00e9cial r\u00e9parti, le mat\u00e9riel regagne promptement le d\u00e9p\u00f4t, car on remet \u00e7a le lendemain. Le train du 1er octobre part de Provins pour varier les plaisirs, et il remplace la navette d\u2019autorails pour solutionner le probl\u00e8me pos\u00e9 par la voie unique. La BB-551 des CFTA tracte la rame constitu\u00e9e de la 141-TB-407, la 4038 et cinq B10t Bruhat (celles du train Facs, revenues dans la nuit) jusqu\u2019\u00e0 Provins. L\u00e0, la BB-551 d\u00e9croch\u00e9e, le train part en vapeur pour Longueville, Flamboin, Vimpelles et Montereau. Cette fois, le service des plateaux-repas est facilit\u00e9 par l\u2019intercirculation. Au retour, une bonne partie des voyageurs descendent \u00e0 Longueville et la BB-551 ram\u00e8ne la rame depuis Provins.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">D\u00e9but octobre, un vieux r\u00eave se concr\u00e9tise lorsqu\u2019un membre ach\u00e8te une 140-C. Une exp\u00e9dition est mont\u00e9e le 13 octobre pour aller la voir au d\u00e9p\u00f4t de Chaumont. La n\u00b0231 (num\u00e9ro mythique) est choisie parmi les quatre qui sont gar\u00e9es \u00e0 titre de r\u00e9serve pour le d\u00e9p\u00f4t CFTA de Gray. Elle rejoint Longueville par ses propres moyens le 17 octobre.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 ce propos, l\u2019association trouve les fonds n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019achat d\u2019engins ferroviaires. Une locomotive achet\u00e9e au prix de la ferraille ne revient pas plus cher qu\u2019une automobile neuve. Certains membres de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> pr\u00e9f\u00e8rent donc rouler dans une vieille guimbarde et poss\u00e9der une machine de plus de 40 tonnes&#8230; Il y aura aussi l\u2019achat par souscription aupr\u00e8s du public amateur de chemin de fer et quelques donations.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Arriv\u00e9e graiss\u00e9e et huil\u00e9e plus que de raison, la 140-C-231, apr\u00e8s un bon nettoyage, va avoir l\u2019honneur de faire le dernier train de la saison. Le 22 octobre, elle emm\u00e8ne une rame compos\u00e9e de la 4038, de trois B10t Bruhat et d\u2019un fourgon M vers Provins et Villiers-St.Georges. Le temps est mauvais, mais la pr\u00e9sence de la 140-C est une bonne surprise pour les amateurs venus ce jour-l\u00e0. Cette fois, la fanfare de Longueville accompagne le train jusqu\u2019\u00e0 Villiers-St.Georges.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> se dote (tardivement) d\u2019un conseil d\u2019administration, qui est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 29 octobre dans la voiture-bar 4038. Pour l\u2019avenir, la priorit\u00e9 va \u00eatre donn\u00e9e au re timbrage de la 130-B-476 et \u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de sa remise en \u00e9tat pr\u00e9vue pour fin 1973. L\u2019acquisition d\u2019une voiture-lits pour l\u2019h\u00e9bergement des permanents est d\u00e9cid\u00e9e. Les cinq trains de 1971\/72 ont transport\u00e9 un peu plus de 1200 personnes et laissent un petit b\u00e9n\u00e9fice. Cependant, si les comptes de l\u2019association sont \u00e9quilibr\u00e9s, il n\u2019y a pas de r\u00e9serve disponible : d\u00e9penses courantes, frais fixes et d\u2019entretien absorbent tout. L\u2019ambitieux programme de trains pour 1973 pr\u00e9voit trois grands trains au d\u00e9part de Paris, partiellement en vapeur. Par exemple, un Paris -gare-de-Lyon &#8211; Sens Troyes &#8211; Longueville &#8211; Paris-Est le 8 avril, en vapeur de Sens-St.Cl\u00e9ment \u00e0 Longueville. Il devrait \u00eatre suivi de deux trains au d\u00e9part de Paris-Est, vers Auxerre et retour le 5 mai et vers Les Laumes et Semur-en-Auxois le 29 avec retour le 30 septembre \u00e0 Paris. La saison serait compl\u00e9t\u00e9e par trois traditionnels Longueville &#8211; Villiers-St.Georges les 22 avril, 10 juin et 15 ao\u00fbt.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Un secr\u00e9tariat s\u2019est progressivement organis\u00e9 cet \u00e9t\u00e9- l\u00e0, et en septembre est paru le premier bulletin de liaison des membres qui deviendra plus tard La Feuille. L\u2019ann\u00e9e se termine par les travaux pr\u00e9paratoires \u00e0 la remise en peinture de la 140-C et de la Rimaucourt, par l\u2019arriv\u00e9e le 18 novembre du wagon D-1 offert par les CFTA qui l\u2019utilisaient comme wagon-atelier, suivi le 26 par la voiture lits n\u00b0 2898 de type S. Choisie pour son \u00e9tat jug\u00e9 satisfaisant, elle arrive d\u2019Ostende via les ateliers CIWL de Villeneuve-Prairie o\u00f9 elle a subi une r\u00e9vision. Acquise en copropri\u00e9t\u00e9, selon le principe \u201cun lit = une part\u201d, elle permet d\u00e8s lors de passer des nuits confortables, avec moquette, couvertures, lavabos avec eau chaude&#8230; D\u2019autre part, l\u2019alimentation \u00e9lectrique du d\u00e9p\u00f4t, jusqu\u2019alors assur\u00e9e par la SNCF, va dor\u00e9navant \u00eatre assur\u00e9e par l\u2019\u00c9DF, et sera \u00e0 la charge de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, ce qui signifie qu\u2019il faudra mod\u00e9rer la consommation. Fin 1972, l\u2019\u00e9quipe compte plus de 60 membres tr\u00e8s motiv\u00e9s et soud\u00e9s par une franche amiti\u00e9, et l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> est connue de tous les amateurs de trains anciens. On n\u2019en est pas peu fier. \u00c0 part le manque d\u2019argent, tout va pour le mieux pour l\u2019association.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019ann\u00e9e 1973 d\u00e9bute par un train sp\u00e9cial organis\u00e9 le 14 janvier pour les techniciens du tourisme. Venue de Paris-Est, la rame tract\u00e9e par une CC-72000 est compos\u00e9e de cinq B11t2 Nord. Pour le parcours vapeur de Longueville \u00e0 Villiers-St.Georges, la 4038 est ajout\u00e9e \u00e0 la rame emmen\u00e9e par la 141-TB. Le temps est franchement hivernal, mais les voitures toutes lumi\u00e8res allum\u00e9es et envelopp\u00e9es de la vapeur du chauffage et du brouillard, donnent un spectacle quasi f\u00e9erique. Lorsque la TB rentre au d\u00e9p\u00f4t, les rails de la voie 15 s\u2019\u00e9cartent et la machine se retrouve avec un essieu moteur dans le sable. Malgr\u00e9 la nuit et la pluie, on sort les crics et la TB est remise sur les rails. Mais pour \u00e9viter ce genre de probl\u00e8me \u00e0 l\u2019avenir, il va falloir refaire la voie, car les traverses sont bien pourries. La SNCF contact\u00e9e, propose de r\u00e9cup\u00e9rer les 250 m\u00e8tres de rails d\u2019une voie de garage d\u00e9class\u00e9e \u00e0 Flamboin, ce qui sera fait le 22 janvier. Puis, 250 traverses sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es aupr\u00e8s de la RATP. Fin f\u00e9vrier, avec l\u2019aide d\u2019une \u00e9quipe de cheminots, la voie d\u2019embranchement est\u00a0 compl\u00e8tement renouvel\u00e9e, avec rectification des courbes. Malheureusement, une douche glac\u00e9e s\u2019abat d\u00e9 but f\u00e9vrier sur l\u2019\u00e9quipe de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> : la SNCF vient de signifier au pr\u00e9sident que les trains programm\u00e9s cette ann\u00e9e ne seraient pas autoris\u00e9s ! Les activit\u00e9s continuent cependant, en esp\u00e9rant un changement d\u2019attitude de la SNCF. Un groupe \u00e9lectrog\u00e8ne et le chargeur de charbon de Provins sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s, et le 20 janvier arrive la machine \u00e0 chaudi\u00e8re verticale achet\u00e9e par un membre \u00e0 la cimenterie de Dannes-Camiers (62). Bien qu\u2019encore sous timbre, il faut la restaurer car elle est englu\u00e9e de ciment. La plaque tournante est achet\u00e9e (\u00e0 la demande de la SNCF), puis un autre membre ach\u00e8te la 130-B-348 toujours gar\u00e9e au d\u00e9p\u00f4t de Gray. Malgr\u00e9 le doute, le train du 8 avril continue \u00e0 \u00eatre pr\u00e9par\u00e9. Un groupe de 150 \u00e0 200 personnes \u00e9tant pr\u00e9vu, on envisage de servir 350 plateaux-repas : une sacr\u00e9e organisation \u00e0 mettre en place. La 140-C repeinte en livr\u00e9e type \u00c9tat, verte avec filets jaunes et marquages SNCF, est pr\u00eate pour assurer ce train. H\u00e9las, apr\u00e8s avoir tout tent\u00e9 aupr\u00e8s du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral et des directions de la SNCF, il est confirm\u00e9 que le mat\u00e9riel de l\u2019Ajecta ne pourra pas rouler. Cette interdiction est motiv\u00e9e par l\u2019absence de cadre juridique d\u00e9finissant clairement les responsabilit\u00e9s p\u00e9nales pour des circulations priv\u00e9es sur les lignes SNCF. Mais vu le nombre important de voyageurs inscrits, il est d\u00e9cid\u00e9 de maintenir ce train et de l\u2019assurer enti\u00e8rement en mat\u00e9riel SNCF : 230-G-353 de Noisy-le-Sec et voitures de grandes lignes Est ou Ocem de l\u2019Ourcq. La voiture bar-express n\u00b0 4006 (une ex-Pullman Fl\u00e8che-d\u2019Or) de la CIWL Villeneuve y est jointe en remplacement de la 4038 ; la 4006 arrive au d\u00e9p\u00f4t le vendredi 6 et est accoupl\u00e9e \u00e0 la 4038 pour y transf\u00e9rer mat\u00e9riel et approvisionnement, suivie le 7 au matin par la 230-G qui tourne sur la plaque et entre dans la rotonde. L\u2019apr\u00e8s-midi toutes deux partent pour Troyes retrouver le reste de la rame, avec une grosse \u00e9quipe de membres dont la mission est d\u2019aider \u00e0 pr\u00e9parer les repas. Une colossale partie d\u2019\u00e9pluchage dans la bonne humeur (90 kg de pommes de terre et 20 kg de\u00a0 betteraves), laissera un souvenir inoubliable aux membres participants.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le dimanche 8 avril de bonne heure, la 230-G emm\u00e8ne la rame \u00e0 Sens-St.Cl\u00e9ment, o\u00f9 elle est rejointe par les voyageurs arrivant de Paris par un train r\u00e9gulier. La 230-G remise en t\u00eate, le train prend le d\u00e9part avec force coups de sifflets, accompagn\u00e9 sur la route toute proche par une meute de \u201csafariseurs\u201d. De plus, des cars suivent le train pour rapatrier un groupe sur Sens et l\u2019un deux prend \u00e0 son bord des voyageurs souhaitant faire un peu de \u201csafari-photo\u201d aux nombreux arr\u00eats dans les gares et aux passages \u00e0 niveau, arr\u00eats qui permettent l\u2019\u00e9change des voyageurs. Cette prestation originale a \u00e9t\u00e9 fort appr\u00e9ci\u00e9e et est sans doute rest\u00e9e unique. Apr\u00e8s des arr\u00eats \u00e0 Villeneuve-l\u2019Archev\u00eaque, Bagneaux, Vulaines et Troyes pour prise d\u2019eau \u00e0 la grue hydraulique et man\u0153uvre de la locomotive, le train arrive \u00e0 Longueville. De l\u00e0, les voyageurs rentrent sur Paris en diesel comme pr\u00e9vu initialement. Bien qu\u2019ayant connu un beau succ\u00e8s commercial avec 476 passagers et plus de 300 plateaux-repas servis, ce train a \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec financier (bilan l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9ficitaire) \u00e0 cause du co\u00fbt de l\u2019affr\u00e8tement de la 230-G. Le train du 22 avril sur Villiers-St.Georges avec la 040-TA-137 devant \u00eatre annul\u00e9 comme les autres, il est d\u00e9cid\u00e9 de ne pas continuer \u00e0 affr\u00e9ter du mat\u00e9riel SNCF. Ce n\u2019est pas la vocation de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> qui se r\u00e9soud \u00e0 attendre des jours meilleurs, tout en cherchant d\u2019autres possibilit\u00e9s pour faire circuler ses machines. On se reprend alors \u00e0 esp\u00e9rer trouver un chemin de fer touristique sur ligne SNCF ou priv\u00e9e, ferm\u00e9e ou \u00e0 faible trafic. En attendant, il faut continuer \u00e0 se donner les moyens techniques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019entretien et aux r\u00e9visions du mat\u00e9riel acquis. Ce printemps 1973, on ach\u00e8ve la r\u00e9fection de la 020 Cockerill \u00e0 chaudi\u00e8re verticale. Sur sa caisse devenue rouge \u00e0 filets jaunes, on a appos\u00e9 une plaque marqu\u00e9e Suzanne. Tel sera donc son nom. Le 22 avril, pour remplacer le train pr\u00e9vu sur Villiers-St.Georges, une pr\u00e9sentation de machines est organis\u00e9e au d\u00e9p\u00f4t. Les 040-TA-137, 020-T Cockerill, 140-C-231 et 141-TB-407 sont toutes allum\u00e9es pour \u00e9voluer sur la voie d\u2019embranchement avec l\u2019ex-Pullman 4038. Man\u0153uvres, double ou triple traction comblent les amateurs de panaches qui se sont d\u00e9plac\u00e9s ce jour-l\u00e0. La prestation a m\u00eame \u00e9t\u00e9 film\u00e9e par une \u00e9quipe de l\u2019ORTF, venue sans pr\u00e9venir. Le reportage sera diffus\u00e9 au journal de la premi\u00e8re cha\u00eene<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le 19 mai arrivent quatre voitures B7t \u00e0 deux essieux dites \u201cbo\u00eetes \u00e0 tonnerre\u201d et un fourgon Ocem \u00e0 trois essieux de la r\u00e9serve de Revigny, dont la SNCF n\u2019a plus l\u2019utilisation. D\u2019importantes r\u00e9cup\u00e9rations sont effectu\u00e9es en mai et juin aux d\u00e9p\u00f4ts de Troyes et de Chaumont : outillage, mobilier, compresseur d\u2019atelier et r\u00e9servoir d\u2019air comprim\u00e9. La deuxi\u00e8me 130-B achet\u00e9e, la n\u00b0 348 qui devait arriver \u00e0 Longueville le 14 avril, s\u2019est retrouv\u00e9e immobilis\u00e9e \u00e0 Romilly \u00e0 cause du \u201cchauffage\u201d de l\u2019essieu du bissel, qui s\u2019av\u00e8re irr\u00e9cup\u00e9rable. Une \u00e9quipe se rend aussit\u00f4t \u00e0 Chaumont pour d\u00e9monter le bissel de la 141-TB-455 en attente de chalumeau, les c\u00f4tes \u00e9tant pratiquement les m\u00eames. Quant \u00e0 la 130-B-476, l\u2019absence de train ce premier semestre a permis d\u2019avancer son re timbrage. Ce travail long et fastidieux, car il n\u2019y a pas d\u2019argent pour remplacer les \u00e9l\u00e9ments us\u00e9s, se termine par l\u2019\u00e9preuve hydraulique pass\u00e9e avec succ\u00e8s le 19 juin. Le remontage de la machine commence le 23 juin, alors que se poursuit la r\u00e9vision du tender 13-C-231. Pour la premi\u00e8re fois, des amateurs ont proc\u00e9d\u00e9 avec succ\u00e8s au re timbrage d\u2019une machine \u00e0 voie normale, gar\u00e9e depuis trois ans. Pour l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> qui en retire une l\u00e9gitime fiert\u00e9 et le fait savoir, c\u2019est une date historique<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La recherche d\u2019une solution au probl\u00e8me des circulations m\u00e8ne d\u00e8s le printemps \u00e0 la d\u00e9couverte de la ligne de Ligr\u00e9-Rivi\u00e8re \u00e0 Richelieu (37), qui vient d\u2019\u00eatre reprise par une r\u00e9gie municipale.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La ligne, des futurs exploits de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, de Ligr\u00e9-Rivi\u00e8re \u00e0 Richelieu, a \u00e9t\u00e9 ouverte par les Chemins de Fer de l\u2019\u00c9tat le 7 septembre 1884, puis ferm\u00e9e au service voyageurs le 1er mars 1937. Elle s\u2019embranche sur la ligne\u00a0 d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de Chinon \u00e0 Ligr\u00e9-Rivi\u00e8re. De mai 1950 \u00e0 janvier 1960, les CFD (Chemins de Fer D\u00e9partementaux) assurent la desserte de la ligne avec l\u2019autorail FNC prototype X-8013 et l\u2019autorail Billard A-75-D n\u00b0 902. La desserte marchandises est assur\u00e9e par locotracteur jusqu\u2019au 1er janvier 1972, date o\u00f9 la RFR (R\u00e9gie Ferroviaire Richelaise) reprend ce service gr\u00e2ce au s\u00e9nateur-maire Fortier qui veut maintenir le trafic ferroviaire pour les c\u00e9r\u00e9ales, engrais et mati\u00e8res plastiques (6500 t en 1973). Le locotracteur 020-C-113 ex-CFD en assure la traction entre Chinon et Richelieu. La voie unique est bien fatigu\u00e9e, avec beaucoup de traverses \u00e0 remplacer et il n\u2019y a qu\u2019une petite remise \u00e0 deux voies \u00e0 Richelieu. Cependant la r\u00e9gion offre un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat touristique. La future exploitation touristique exige une convention entre l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> et la ville de Richelieu, et l\u2019agr\u00e9ment des membres de\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">l\u2019association utilisera l\u2019autorail FNC (apr\u00e8s restauration) et les deux premi\u00e8res voitures Palavas, la Bf-106 arriv\u00e9e le 14 mai et la Cfx-222 qui a suivi fin mai. Premi\u00e8re circulation, le samedi 30 juin 1973, avec la 130-B-476. Une fois pass\u00e9es les \u00e9motions de l\u2019inauguration, il faut assurer la saison avec tous les samedis et dimanches trois trains Richelieu &#8211; Ligr\u00e9 aller-retour, jusqu\u2019au 1er septembre. Apr\u00e8s l\u2019affluence de l\u2019inauguration, trois voitures suffisent la plupart du temps. Certains dimanches, on en rajoute une ou deux. L\u2019int\u00e9r\u00eat du train touristique ne faiblit pas sur le plan local, et des liens se tissent assez vite. De nombreux nouveaux membres de la r\u00e9gion vont rapidement s\u2019int\u00e9grer. Une rotation des membres est instaur\u00e9e sur les diff\u00e9rents postes : chef d\u2019exploitation, vente des billets, chef de train, contr\u00f4leur, m\u00e9canicien et chauffeur.Le 6 octobre circule un dernier train sp\u00e9cial pour des groupes, avec 220 voyageurs transport\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Cette premi\u00e8re saison ne s\u2019est pourtant pas d\u00e9roul\u00e9e sans incidents. Au dernier train du 10 ao\u00fbt, il a fallu \u201cjeter le feu\u201d \u00e0 Coutureau, les injecteurs ne fonctionnant plus. Le trajet s\u2019est achev\u00e9 pouss\u00e9 par le train de marchandises qui suivait&#8230; Le 15 ao\u00fbt sous la canicule, des braises \u00e9chapp\u00e9es de la machine mettent le feu au talus, les champs\u00a0 sont menac\u00e9s. C\u2019est ainsi que, jusqu\u2019\u00e0 la fin de la saison, la draisine suivra le train avec une tonne d\u2019eau sur un lorry attel\u00e9 puis des seaux-pompes, afin de ne plus d\u00e9ranger les pompiers. Le bilan de la saison est flatteur, avec 3007 voyageurs payants, plus les invit\u00e9s et les membres qui b\u00e9n\u00e9ficient de la gratuit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Mais les recettes permettent juste d\u2019\u00e9quilibrer les d\u00e9penses. Malgr\u00e9 la circulation du train touristique en Touraine, les activit\u00e9s se sont poursuivies au d\u00e9p\u00f4t de Longueville. La r\u00e9fection de la 020-T Decauville, transport\u00e9e de St.Justen-Chauss\u00e9e \u00e0 Longueville par le tracteur Bernard, a imm\u00e9diatement \u00e9t\u00e9 entreprise. Puis c\u2019est le tour de la Rimaucourt qui va \u00eatre \u00e0 chute de timbre en 1975. La 040 Nord est amen\u00e9e du Plessis-Belleville par la semi-remorque de l\u2019association le 19 octobre, il faut faire appel \u00e0 un transporteur disposant d\u2019une semi-remorque ad\u00e9quate pour rapatrier la machine qui arrive le 23 novembre.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Au printemps 1975, l\u2019activit\u00e9 s\u2019intensifie \u00e0 Richelieu pour pr\u00e9parer la saison. L\u2019\u00e9quipe tourangelle continue \u00e0 se d\u00e9velopper, et la ville de Richelieu et la RFR ont effectu\u00e9 des travaux de r\u00e9novation de la gare qui retrouve son bel aspect de gare de ligne secondaire. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> projette la construction d\u2019un d\u00e9p\u00f4t, mais le financement n\u00e9cessite un pr\u00eat.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">1976, la souscription Pullman est close, la VP 4155 est en r\u00e9vision aux ateliers CIWL de Villeneuve-Prairie qui doivent la remettre en \u00e9tat initial, car elle a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en 1965 pour rouler \u00e0 160 km\/h sur le Sud-Express. Une nouvelle souscription est lanc\u00e9e pour acqu\u00e9rir un autorail Renault ABJ-4 du d\u00e9p\u00f4t de Bordeaux, s\u00e9rie pas trop ancienne (1948\/ 49) en cours d\u2019amortissement. Les travaux de l\u2019hiver \u00e0 Longueville sont perturb\u00e9s par le gel qui, d\u00e9but janvier, fait claquer les radiateurs des deux voitures-lits. Les tuyauteries g\u00e8lent et l\u2019on se retrouve sans chauffage par un hiver rigoureux. De nouveaux achats ou r\u00e9cup\u00e9rations ont lieu : locomotive 030-TU-22 (d\u2019origine am\u00e9ricaine), ancienne remorque du train Sprague de 1900 de la ligne des Invalides (transform\u00e9e en v\u00e9hicule de cantonnement \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 Deh\u00e9) et ancien tombereau \u00c9tat.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La p\u00e9riode de circulation du Train \u00e0 vapeur 1900 (nouveau nom du train de Richelieu) comprend trois A\/R tous les dimanches du 23 mai au 12 septembre inclus, plus deux A\/R les samedis du 17 juillet au 28 ao\u00fbt. La fr\u00e9quentation est moins importante les samedis. La saison 1976 commence par un train sp\u00e9cial le 9mai avec des voyageurs costum\u00e9s \u00e0 la mode 1900 pour TF1. Des prises de vues pour des films \u00e0 petit budget ont lieu en juillet. La Pullman 4155, r\u00e9vis\u00e9e par les ateliers CIWL, est exp\u00e9di\u00e9e \u00e0 Richelieu ce m\u00eame mois et imm\u00e9diatement nettoy\u00e9e int\u00e9rieurement.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019\u00e9t\u00e9 1976 voit la cr\u00e9ation de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>-Provence. Suite \u00e0 la mise en marche en 1975 d\u2019un train sp\u00e9cial par un amateur sur la ligne Barbantane &#8211; Plan-d\u2019Orgon de la R\u00e9gie des Bouches-du-Rh\u00f4ne (BdR), avec un certain succ\u00e8s, un nouveau projet est lanc\u00e9 sur la ligne de Tarascon \u00e0 St.R\u00e9my-de-Provence, avec l\u2019aide de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. Pour cela, les trois voitures Palavas non encore transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 Richelieu sont achemin\u00e9es \u00e0 St.R\u00e9my. Apr\u00e8s remise en \u00e9tat, elles assurent un train sp\u00e9cial de St.R\u00e9my \u00e0 Tarascon avec une 020-T Henschel du mus\u00e9e de La Barque, le 29 ao\u00fbt 1976. L\u2019autorail X-5845 et la remorque FNC XR-9207 pr\u00e9serv\u00e9s \u00e0 Castries, achet\u00e9s et eux aussi transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 St.R\u00e9my, circulent \u00e9galement ce jour-l\u00e0. Apr\u00e8s ce premier succ\u00e8s, le lancement d\u2019une exploitation r\u00e9guli\u00e8re, baptis\u00e9e le Tartarin, sur Tarascon &#8211; St.R\u00e9my est d\u00e9cid\u00e9 pour 1977.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Une \u00e9quipe locale s\u2019est constitu\u00e9e et se d\u00e9veloppe, apr\u00e8s l\u2019assistance au d\u00e9marrage de quelques membres de Longueville. Parmi le parc de l\u2019association, on trouve \u00e9galement un locotracteur Berliet ex-PLM, deux draisines Billard ex-CFTA Gironde, la 030-T n\u00b0 8 Corpet des houill\u00e8res du Bousquet-d\u2019Orb et une voiture-lits ex CIWL du type Lx-16 (n\u00b0 3519) qui sert de dortoir \u00e0 l\u2019\u00e9quipe. Mais la R\u00e9gie des Bouches du Rh\u00f4ne n\u2019est pas favorable \u00e0 un train touristique et l\u2019\u00e9tat de la voie est m\u00e9diocre. Un changement de cap a donc lieu en 1978. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>-Provence se tourne alors vers la ligne Arles &#8211; Fontvieille (environ 8 km). Une convention est sign\u00e9e le 18 juin par l\u2019interm\u00e9diaire du Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Bouches-du-Rh\u00f4ne et la premi\u00e8re circulation a lieu le 2 juillet en diesel. Ensuite, c\u2019est la Corpet, re timbr\u00e9e d\u00e9but juillet, qui tracte la rame des voitures Palavas \u00e0 deux essieux, voitures \u00e0 l\u2019allure typique des secondaires. La saison s\u2019ach\u00e8ve fin septembre et le bilan est plut\u00f4t modeste : environ 5500 billets vendus.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La saison 1976 \u00e0 Richelieu est \u00e0 nouveau perturb\u00e9e par quelques incidents techniques (r\u00e9parations d\u2019urgence sur la 130-B et les draisines), La fr\u00e9quentation, elle reste bonne avec 8381 passagers<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">A la fin de l\u2019ann\u00e9e, la VP 4038 revient \u00e0 Longueville pour une restauration importante. La VL 3662 est \u00e9galement r\u00e9nov\u00e9e, ainsi que l\u2019autobus TN4H avec lequel une sortie est organis\u00e9e \u00e0 Paris le 10 octobre Les travaux continuent sur la 040-TA et sur la Rimaucourt. L\u2019exposition de mod\u00e9lisme dans l\u2019ancienne gare de la Bastille, du 30 octobre au 7 novembre, permet de se faire conna\u00eetre et de lancer une nouvelle souscription. Elle concerne la 141-TC-19 gar\u00e9e \u00e0 Carhaix. Fin 1976, le budget est en \u00e9quilibre, les effectifs atteignent 188 membres.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La saison 1977 \u00e0 Richelieu est marqu\u00e9e l\u2019arriv\u00e9e de la 040-TA-137 dont le retimbrage vient de se terminer \u00e0 Longueville, et qui va renforcer le parc vapeur exploitable. Gr\u00e2ce aux accords conclus entre la RFR (transporteur agr\u00e9\u00e9) et la SNCF, les trains de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> peuvent rouler sur 5 km de ligne SNCF entre Ligr\u00e9-Rivi\u00e8re et Chinon \u00e0 partir de juillet 1977. L\u2019ann\u00e9e 1977 est encore un bon cru avec pr\u00e8s de 10 000 voyageurs transport\u00e9s, conclu par une double traction 040-TA et 130-B-476\u00a0 pour le dernier train le 18 septembre et le parc de Richelieu s\u2019enrichit de l\u2019ABJ-X-3601<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">A Longueville, 1977 voit le passage de deux trains sp\u00e9ciaux avec la 230-G-353 de la SNCF, en avril pour la AAATV et en d\u00e9cembre pour l\u2019ATF (Association Touristique Ferroviaire). En juin arrive la voiture salon 503 ex-PLM, et en novembre sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s \u00e0 Vitry-sur-Seine deux wagons-poste en bois t\u00f4l\u00e9 datant de la fin du XIXe si\u00e8cle. Il s\u2019agit du bureau ambulant n\u00b0 217 et de l\u2019all\u00e8ge postale n\u00b0326 qui avaient \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la destruction gr\u00e2ce au fondateur de la Soci\u00e9t\u00e9 Francel. Ces wagons servaient de magasin, pour y entreposer du mat\u00e9riel.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019X-3601 arrive \u00e0 Richelieu en janvier 1978 et fait imm\u00e9diatement un parcours d\u2019essai et de formation. Un nouvel autorail arrive en mai, l\u2019X-5506 de 150 ch, qui entre imm\u00e9diatement en service. La peinture des \u201cbo\u00eetes \u00e0 tonnerre\u201d est enfin engag\u00e9e en mai pour leur donner une livr\u00e9e color\u00e9e s\u2019harmonisant avec le reste du mat\u00e9riel. Les accords RFR\/ SNCF permettent d\u2019organiser un train sp\u00e9cial pour Loudun au d\u00e9part de Richelieu le 17 juin 1978. La traction initialement d\u00e9volue \u00e0 la 130-B-476\u00a0 est finalement assur\u00e9e par la 040-TA, car la 130-B conna\u00eet une avarie de pompe \u00e0 air d\u00e8s Ligr\u00e9-Rivi\u00e8re.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En 1978, une nouvelle sortie en autobus TN4H est organis\u00e9e en mars \u00e0 Longueville, et l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> rach\u00e8te \u00e0 la SNCF la rame dite de St.Germain. Il s\u2019agit de trois voitures provenant de la\u00a0 transformation en 1930, par les Chemins de fer de l\u2019\u00c9tat, de voitures de proche banlieue A3 (trois compartiments), mod\u00e8le 1860 \u00e0 ch\u00e2ssis \u00e0 brancards en bois. Reconstitution approximative du mat\u00e9riel primitif de la ligne de Paris au Pecq, elles ont assur\u00e9 dans les ann\u00e9es 1950\/ 1960 de nombreux trains comm\u00e9moratifs avec la locomotive Crampton n\u00b0 80,Mais si la Crampton n\u00b0 80, construite par Cail et Cie en 1852, retir\u00e9e du service en 1914 et expos\u00e9e dans la gare de l\u2019Est de 1931 \u00e0 1946, puis confi\u00e9e aux ateliers d\u2019\u00c9pernay pour \u00eatre r\u00e9nov\u00e9e et remise en \u00e9tat de marche, a termin\u00e9 sa carri\u00e8re au mus\u00e9e de Mulhouse au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, ainsi que le petit fourgon Nord n\u00b0 7061 qui compl\u00e9tait la rame, les trois voitures St.Germain n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 retenues car jug\u00e9es peu authentiques. Elles font ainsi le bonheur de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> qui va disposer d\u2019une rame id\u00e9ale pour sa 030 Rimaucourt. C\u2019est en juillet qu\u2019elles arrivent au d\u00e9p\u00f4t. Un \u00e9v\u00e9nement esp\u00e9r\u00e9 de longue date se produit en d\u00e9cembre : le d\u00e9part de la Soci\u00e9t\u00e9 Otico.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Malheureusement, alors que tout semble sourire \u00e0 l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, le nombre d\u2019adh\u00e9rents connaissant encore une forte croissance, des difficult\u00e9s r\u00e9elles et de plus en plus pesantes dans l\u2019exploitation entra\u00eenent des dissensions internes et conduisent certains membres \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une association locale, l\u2019Ajecta-Touraine, d\u00e9sireuse d\u2019assurer seule l\u2019exploitation du train touristique, ce que n\u2019accepte pas la majeure partie des membres parisiens qui se sentent exclus. Il y a donc scission, proc\u00e8s, et l\u2019association tourangelle devra prendre le nom de Trains \u00e0 Vapeur de Touraine, ou TVT. L\u2019\u00e9quipe parisienne de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> se retrouve avec des dettes et une perte d\u2019effectifs et se recentre alors sur ses activit\u00e9s premi\u00e8res, le sauvetage et la restauration de mat\u00e9riels anciens. La punition de ne plus pouvoir rouler est cruellement ressentie, car il s\u2019agit bien l\u00e0 de la r\u00e9compense suivant le dur labeur de remise en \u00e9tat du mat\u00e9riel. Les travaux sur la 030-T Rimaucourt en levage et la r\u00e9novation de la 140-C-231 en vue de la voir circuler un jour sur le r\u00e9seau national, occupent \u00e0 ce moment une \u00e9quipe soud\u00e9e par l\u2019\u00e9preuve travers\u00e9e. Il faudra du temps et du courage pour retrouver activit\u00e9s et notori\u00e9t\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les t\u00e2ches principales des ann\u00e9es 1979 et 1980 consistent donc \u00e0 achever la r\u00e9novation de la Rimaucourt avec l\u2019installation d\u2019une cabine en \u201cqueue d\u2019hirondelle\u201d typique du XIXe si\u00e8cle et \u00e0 la remise en \u00e9tat et en peinture des trois voitures de la rame St.Germain. D\u00e8s janvier 1980, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> participe modestement au bapt\u00eame de la CC-72082 \u00e0 Provins. En f\u00e9vrier puis en avril est organis\u00e9e au d\u00e9p\u00f4t de Rennes la r\u00e9paration de la 141-TC-19, qui a connu un chauffage d\u2019essieu lors de son transfert depuis Carhaix. La Rimaucourt retimbr\u00e9e est enfin allum\u00e9e le 22 juin.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Tout ce beau travail aboutit au bapt\u00eame de la 030-T Rimaucourt le 5 octobre 1980 lors de la premi\u00e8re journ\u00e9e portes ouvertes organis\u00e9e \u00e0 Longueville. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> se montre pr\u00e9curseur dans ce domaine, quatre ans avant la cr\u00e9ation des journ\u00e9es du patrimoine.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La journ\u00e9e commence vers 9 heures par l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un train sp\u00e9cial ATF en gare de Longueville, o\u00f9 la 230-G-353 de la SNCF effectue une prise d\u2019eau. Pendant ce temps, le locotracteur Baldwin du d\u00e9p\u00f4t am\u00e8ne la Rimaucourt en cours d\u2019allumage jusqu\u2019aux abords de la gare, suscitant un vif int\u00e9r\u00eat de la part des voyageurs. Une fois en pression, la Rimaucourt manoeuvre la 141-TB-407, puis accomplit des allers-retours sur la voie de sortie avec la voiture de 3e classe St.Germain prise d\u2019assaut par des passagers ravis. La voiture Pullman bar 4038 enti\u00e8rement r\u00e9nov\u00e9e assure un service de boissons par une \u00e9quipe styl\u00e9e sous la responsabilit\u00e9 d\u2019un chef de brigade en tenue CIWL authentique. Apr\u00e8s le bapt\u00eame au champagne et en musique vers 15 heures, c\u2019est la rame St.Germain au complet qui prom\u00e8ne les visiteurs sur la voie de sortie du d\u00e9p\u00f4t au crochet de la vaillante Rimaucourt. Le spectacle est compl\u00e9t\u00e9 par une superbe locomotive \u00e0 vapeur vive circulant sur un r\u00e9seau install\u00e9 par le Club Ferroviaire de Villiers-le-Bel, et une tombola est propos\u00e9e gr\u00e2ce aux lots offerts par Rail-Magazine, RMF, Jouef et les commer\u00e7ants de Longueville.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Vers 17h30, la Rimaucourt emm\u00e8ne \u00e0 nouveau ses touristes vers la gare pour le second passage du train sp\u00e9cial remontant sur Paris, avec une nouvelle halte pour prise d\u2019eau. Le succ\u00e8s de cette premi\u00e8re JPO a largement d\u00e9pass\u00e9 les espoirs des organisateurs.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Avec le d\u00e9part de la Soci\u00e9t\u00e9 Otico, L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du d\u00e9p\u00f4t et les machines-outils sont install\u00e9es dans l\u2019atelier d\u2019origine durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1980. Le r\u00e9fectoire a \u00e9galement pu \u00eatre r\u00e9install\u00e9. Les premiers contacts ont lieu \u00e0 ce moment avec les ateliers de Romilly, en vue de racheter la voiture-restaurant n\u00b0 4207, ex CIWL. Le 10 novembre, une \u00e9quipe s\u2019emploie \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer un maximum de pi\u00e8ces sur la VR n\u00b0 3353 destin\u00e9e \u00e0 la ferraille, afin de constituer un magasin de pi\u00e8ces pour la 4207. Et la VR 4207 arrive \u00e0 Longueville sous la neige, le premier mars 1981<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019exp\u00e9rience positive de la premi\u00e8re journ\u00e9e portes ouvertes est rapidement renouvel\u00e9e, et cela d\u00e8s le 12 avril 1981. La vedette en est \u00e0 nouveau la 030-T Rimaucourt de 1887 qui \u00e9volue sur la voie de sortie avec la Pullman 4038 jumel\u00e9e \u00e0 la voiture-restaurant n\u00b0 4207. Puis les visiteurs sont balad\u00e9s dans la voiture d\u00e9couverte de 3e classe dont le succ\u00e8s ne se d\u00e9ment pas. Une locomobile \u00e0 vapeur est pr\u00e9sent\u00e9e en fonction et les tr\u00e9sors de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> sont \u00e0 la parade sur les voies abrit\u00e9es par la rotonde. Le mois de mai voit arriver au d\u00e9p\u00f4t le puissant locotracteur de type BDR rachet\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 Sanara au port de Givet (08) gr\u00e2ce \u00e0 une souscription interne. De juin \u00e0 septembre est men\u00e9e \u00e0 bien la repeinture de la locomotive 4-853 Nord.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Et le 11 octobre de cette m\u00eame ann\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 organis\u00e9e la 3e JPO dont le succ\u00e8s d\u00e9passe les \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes. A d\u00e9faut de pouvoir circuler hors du d\u00e9p\u00f4t de Longueville, on y attire donc le public, sorte de petite revanche sur les al\u00e9as subis par l\u2019association. Les visiteurs sont toujours g\u00e2t\u00e9s par le spectacle, m\u00eame si la rame de St.Germain doit \u00eatre remorqu\u00e9e par le locotracteur Baldwin suite \u00e0 une rupture de tube sur la Rimaucourt. La visite des voitures anciennes de l\u2019Amicale des Routi\u00e8res de Jadis de Brunoy est tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e, et le mod\u00e9lisme s\u2019invite \u00e0 la f\u00eate avec des dioramas en HO, des trains en O, en 1, et une dizaine de locomotives \u00e0 vapeur vive. Un stand Bibliorail et la fanfare du 2e R\u00e9giment de Hussards de Sourdun, en uniforme napol\u00e9onien, compl\u00e8tent le plateau. Cl\u00f4tur\u00e9e par la d\u00e9sormais traditionnelle tombola, cette 3e \u00e9dition prouve qu\u2019il y a bien un public pour ce genre de festivit\u00e9s autour du chemin de fer. Puis une exposition de mat\u00e9riel ferroviaire est organis\u00e9e \u00e0 Paris, avenue de Friedland, \u00e0 l\u2019occasion du centenaire des CFD. C\u2019est ainsi que la Rimaucourt se retrouve expos\u00e9e \u00e0 Paris ce m\u00eame mois d\u2019octobre.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le 8 novembre 1981 arrive la voiture-lits Lx-16 n\u00b0 3519. Acquise en 1977, elle se trouvait sur le Chemin de Fer des Alpilles, ex-Ajecta-Provence. Apr\u00e8s indemnisation de ses souscripteurs, elle vient rejoindre ses s\u0153urs de la CIWL, la Pullman bar 4038 restaur\u00e9e, la voiture-restaurant 4207 et la VL type YU n\u00b0 3815 (qui a remplac\u00e9 la 2898). La Pullman 4155 et la VL type Z n\u00b0 3662 sont encore \u00e0 Richelieu. L\u2019Ajecta-Provence, apr\u00e8s une saison 1979 en demi-teinte, a \u00e9t\u00e9 rebaptis\u00e9e Chemin de Fer des Alpilles (CFA). La saison 1980, d\u00e9but\u00e9e en juin, doit \u00eatre suspendue durant l\u2019\u00e9t\u00e9 en raison du mauvais \u00e9tat du mat\u00e9riel. 1981 se pr\u00e9sente mieux, le mat\u00e9riel ayant \u00e9t\u00e9 s\u00e9rieusement r\u00e9nov\u00e9, mais la situation s\u2019est d\u00e9grad\u00e9e. Des d\u00e9fections ont lieu dans l\u2019\u00e9quipe et le projet d\u2019Anduze \u00e0 St.Jean-du-Gard (futur Train \u00e0 Vapeur des C\u00e9vennes) s\u00e9duit quelques membres, cr\u00e9ant ainsi des dissensions. L\u2019exploitation s\u2019arr\u00eate au mois d\u2019ao\u00fbt, faute de bras. Il y aura encore quatre circulations en septembre, des trains sp\u00e9ciaux pour des groupes. Ce seront les derniers et le mat\u00e9riel est dispers\u00e9 d\u00e8s l\u2019automne, une partie allant au TVC. Fin du Train des Alpilles<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 ce moment surviennent des changements dans le microcosme ferroviaire. \u00c0 la demande du minist\u00e8re des Transports, la nouvelle SNCF propose un cadre juridique modifi\u00e9, pr\u00e9voyant la possibilit\u00e9 de circulation de mat\u00e9riels priv\u00e9s associatifs sur ses voies.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">C\u2019est ainsi que la Citev (Compagnie Internationale de Trains Express \u00e0 Vapeur) fait circuler des trains \u00e0 vapeur en Alsace avec la 140-C-27 en cette fin 1981, puis au d\u00e9but de 1982. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> quant \u00e0 elle, engage le re timbrage de la 140-C-231 d\u00e9but 1982. Il s\u2019ach\u00e8ve le 16 mai et une marche d\u2019essai est organis\u00e9e le 31 juillet entre Longueville et Villiers-St.Georges avec la VP 4038, suivie d\u2019une deuxi\u00e8me marche d\u2019essai le 8 ao\u00fbt, avant de la faire monter \u00e0 Paris pour le tournage \u00e0 Pajol du film \u00c9dith et Marcel de Claude Lelouch, le 9 ao\u00fbt. Mais ces circulations sont encore sujettes \u00e0 des autorisations ponctuelles. Le verrou saute d\u00e9finitivement apr\u00e8s la rencontre entre les repr\u00e9sentants des diff\u00e9rents services SNCF impliqu\u00e9s et des associations int\u00e9ress\u00e9es, lors du salon Exporail de Nice en mars 1983.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le 3 octobre 1982 a lieu la 4e journ\u00e9e portes ouvertes avec comme grande nouveaut\u00e9 la 140-C-231 qui \u00e9volue en compagnie de la VP 4038 sur la voie de sortie, avec en alternance la Rimaucourt et sa populaire rame St.Germain. La 030-TU est \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e avec la 040 Nord. Et le succ\u00e8s va croissant. Le mois suivant voit enfin l\u2019arriv\u00e9e au d\u00e9p\u00f4t de la 141-TC-19 depuis Rennes, apr\u00e8s une longue \u00e9tape \u00e0 Conches. Cette ann\u00e9e a aussi vu le retour de Richelieu des deux voitures ty Nord, qui y \u00e9taient rest\u00e9es depuis leur arriv\u00e9e en 1978. Le deuxi\u00e8me prix du concours Chefs-d\u2019\u0153uvres en p\u00e9ril est attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> par Antenne 2 et le coup d\u2019envoi du chantier de restauration de la 141-TB-407 est donn\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de la venue d\u2019Antenne 2 au d\u00e9p\u00f4t les 13 et 14 novembre, suite au prix. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> a vraiment retrouv\u00e9 sa notori\u00e9t\u00e9 !\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le 5 juin 1983, la 140-C-231 remorque entre Longueville et Villiers-St.Georges un train sp\u00e9cial de la Facs venu de Paris avec la 230-G-353. Ce premier train sur voies SNCF marque le d\u00e9but d\u2019une \u00e8re nouvelle pour l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. D\u2019autant plus que depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, des membres de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> sont agr\u00e9\u00e9s \u00e0 la conduite. Jusque-l\u00e0, la 140-C-231 devait \u00eatre conduite par l\u2019\u00e9quipe de la 230-G-353.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Toujours en 1983, parmi les nouvelles acquisitions, on peut citer une voiture C6tf \u00e0 essieux, une grue de type Bondy et quatre voitures de banlieue Ouest surnomm\u00e9es Talbot. De gros travaux de restauration sont entrepris sur la VR 4207 :mise \u00e0 nu de la caisse, remplacement des coffres extr\u00eames, r\u00e9fection des plates-formes et de l\u2019ensemble de la caisse, pr\u00e9paration de la t\u00f4le pour mise en peinture en 1984. Le 23 mai arrivent deux draisines r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es aux CFTA, r\u00e9seau du Morvan. D\u2019autre part, les travaux se poursuivent sur la 141-TB-407 (chaudi\u00e8re, roulement) et sur la voiture Nord A3B4ty. De plus, l\u2019association a pos\u00e9 une nouvelle voie de garage de 80 m pour garer son mat\u00e9riel. Celle-ci est embranch\u00e9e par aiguillage sur la voie d\u2019acc\u00e8s au d\u00e9p\u00f4t. C\u00f4t\u00e9 manifestations, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> a particip\u00e9 \u00e0 Exporail \u00e0 Nice fin mars avec la Rimaucourt entour\u00e9e d\u2019autres machines et propos\u00e9 sa 5e JPO le dimanche 2 octobre, marqu\u00e9e par la visite de M. et Mme Peyrefitte (maire de Provins). Ce jour-l\u00e0, la 140-C-231 remorque la rame Talbot, et les stands de mod\u00e9lisme et de librairie ferroviaire toujours plus fournis, ainsi que bien s\u00fbr celui des consommations, sont quasiment d\u00e9bord\u00e9s par une client\u00e8le de plus en plus nombreuse. Les circulations \u00e9tant \u00e0 pr\u00e9sent possibles sur le r\u00e9seau national suite aux modifications du cadre juridique de la SNCF, un train sp\u00e9cial \u201cSalut aux TGV\u201d est organis\u00e9 le 16 octobre, id\u00e9e originale s\u2019il en est ! Le parcours, de Longueville \u00e0 Montereau via Flamboin, emprunte un pont dominant la ligne \u00e0 grande vitesse \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de Montereau. Une halte de 40 minutes sur ce pont permet ce jour-l\u00e0 de saluer quatre TGV, deux dans chaque sens. Ceux-ci r\u00e9pondent longuement aux sifflets de la 140-C, pour le plus grand plaisir des voyageurs. Puis le 19 novembre, l\u2019AAATV (Amicale des Anciens et Amis de la Traction Vapeur) programme un original tour de Paris avec la 140-C et huit voitures express Est plus une Pullman-bar, la 4148 de la CIWL. Ce train partant de Paris-Nord emprunte la petite ceinture par l\u2019est et le sud de la capitale, trajet alternant tranch\u00e9es profondes, longs ponts m\u00e9talliques surplombant les rues ou enjambant les avenues, et tunnels passant sous les immeubles. Sur le parcours se succ\u00e8dent les anciennes gares oubli\u00e9es des voyageurs : Est-Ceinture, Belleville, Villette dont un embranchement menait autrefois vers les abattoirs de Paris-Bestiaux, M\u00e9nilmontant, Grenelle, Issy-Plaine. Ensuite le train se dirige vers Pontoise via Puteaux et Maisons-Laffitte et le retour sur Paris-Nord se fait par Ermont et Gennevilliers.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019ann\u00e9e 1984 va profiter de ce formidable \u00e9lan, puisque l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> participe \u00e0 pr\u00e8s d\u2019une dizaine de trains. Le 23 mars, la 140-C effectue un aller-retour Denfert-Rochereau &#8211; Chartres, suivi le 31 par un Paris-St.Lazare- La D\u00e9fense via la petite ceinture. La destination en est le Salon du mod\u00e8le r\u00e9duit au Cnit. Au retour, la ministre Edwige Avice monte sur la machine et, apr\u00e8s la travers\u00e9e du tunnel d\u2019Avron sur la ceinture, s\u2019\u00e9crie \u00ab c\u2019est l\u2019enfer \u00bb ! Le 8 avril, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> organise son premier train au d\u00e9part de la capitale, un AR Paris- Provins avec une rame de voitures banlieue Est m\u00e9tallis\u00e9es : une nouvelle date historique pour l\u2019association. Le dimanche 29 avril, dans le cadre du festival vapeur de Provins de l\u2019IFC associ\u00e9 \u00e0 l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, la 140-C et la 230-G-353 se partagent des navettes entre Provins, Longueville et Flamboin. Puis le 20 mai, une visite du site de la centrale nucl\u00e9aire en construction \u00e0 Nogent-sur-Seine est programm\u00e9e avec le concours d\u2019\u00c9dF. Il s\u2019agit d\u2019un nouvel aller-retour depuis Paris-Est pour la 140-C-231, avec la VP 4038 pour sa premi\u00e8re sortie et une rame de banlieue Est. Le 17 juin, un AR Paris-St.Lazare &#8211; Dieppe est organis\u00e9 par le PVC (Pacific Vapeur Club) avec la 140-C, une rame Ocem et la Pullman-bar 4148. A la rentr\u00e9e, le 16 septembre, l\u2019association Athis-Mons en f\u00eate propose un tour de Paris par la grande ceinture avec la 140-C et des voitures Bruhat. La journ\u00e9e portes ouvertes du 7 octobre constitue presque une pause dans cette fr\u00e9n\u00e9sie de voyages&#8230; Les nombreux visiteurs d\u00e9couvrent quelques nouveaut\u00e9s, dont l\u2019autorail De Dietrich r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 aux Houill\u00e8res du Bassin de Lorraine (HBL), la 030-T Schneider du port de Givet, tous deux acquis en juillet et une nouvelle voiture Talbot arriv\u00e9e en ao\u00fbt. Pour cl\u00f4turer cette ann\u00e9e exceptionnelle, le premier train <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> avec un service de restauration dans la VR 4207 est mis en marche le 21 octobre sur un parcours circulaire en r\u00e9gion parisienne :Paris-Nord, \u00c9pinay-sur-Seine, Ermont-Eaubonne, Argenteuil, Batignolles-Marchandises, Est-Ceinture, Gargan, Le Bourget, Argenteuil-GC, Conflans-Ste.Honorine, Pontoise, Valmondois, \u00c9pinay-Villetaneuse, Paris-Nord. Le classement du d\u00e9p\u00f4t de Longueville \u00e0 l\u2019inventaire suppl\u00e9mentaire des monuments historiques, au titre des b\u00e2timents industriels cette m\u00eame ann\u00e9e 1984 (du fait de son unicit\u00e9 et de sa sp\u00e9cificit\u00e9), repr\u00e9sente la cerise sur le g\u00e2teau.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les deux ann\u00e9es suivantes, les VR 4207 et VP 4038 circulent dans diff\u00e9rents trains touristiques, mais sans la 140-C qui conna\u00eet une longue p\u00e9riode d\u2019inactivit\u00e9, indispensable pour r\u00e9pondre aux r\u00e8glements SNCF, dans le but d\u2019obtenir son agr\u00e9ment d\u00e9finitif \u00e0 circuler en t\u00eate de trains sp\u00e9ciaux sur le r\u00e9seau national. Il s\u2019agit d\u2019abord d\u2019une r\u00e9vision int\u00e9grale de son train de roulement, ainsi que de celui du tender. Ces travaux achev\u00e9s fin 1985, il faut ensuite modifier le circuit de freinage, et pour finir, un retubage complet de la chaudi\u00e8re est effectu\u00e9 en 1986. Le co\u00fbt de cette remise en \u00e9tat tr\u00e8s compl\u00e8te s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 200 000 francs.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">De 26 avril 1986 se d\u00e9roule dans la commune cheminote de Longueau, une fastueuse comm\u00e9moration pour les 140 ans du chemin de fer en Picardie, avec le bapt\u00eame d\u2019une BB-22200 aux armes de la ville. Le train inaugural de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, tract\u00e9 par la 141-R-420 et compos\u00e9 de voitures DEV inox avec les VR 4207 et VP 4038, effectue un trajet circulaire,\u00a0 par Villers-Cotter\u00eats, Soissons, Laon, Tergnier, Compi\u00e8gne et Montdidier, avant d\u2019arriver \u00e0 Longueau \u00e0 16 heures. La JPO du 5 octobre 1986 marque le retour de la 140-C-231 qui effectue des navettes avec une voiture Talbot, conjointement avec la Rimaucourt et sa rame. Pour f\u00eater la renaissance de la 140-C, un train sp\u00e9cial est assur\u00e9 par la 230-G-353 de Paris-St.Lazare \u00e0 Longueville, et la machine tourne sur la plaque. L\u2019ann\u00e9e se termine en beaut\u00e9 le 26 octobre par une nouvelle circulation de la 231-G-558 \u00e0 l\u2019instigation de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, sur le parcours Paris-Austerlitz &#8211; Rouen via Massy-Palaiseau, Versailles-Chantiers, Mantes-la-Jolie, \u00c9vreux et retour. Sur le faisceau de Longueville, une aiguille triple est mise en place \u00e0 cette \u00e9poque sur la voie d\u2019embranchement, en vue de la pose de nouvelles voies de garage.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Fin 1986, le PAtf-41056 est rachet\u00e9 \u00e0 France-T\u00e9l\u00e9com. Il s\u2019agit d\u2019un ancien wagon poste mixte (moiti\u00e9 bureau, moiti\u00e9 all\u00e8ge) Alsace Lorraine de 12 m\u00e8tres, devenu wagon-dortoir dans un train-parc en 1972. Une fois rapatri\u00e9 d\u2019Annemasse, son dernier lieu de garage, il a \u00e9t\u00e9 repeint en livr\u00e9e d\u2019origine AL, puis apr\u00e8s pose d\u2019un signal d\u2019alarme et r\u00e9vision des organes de frein et de roulement, a obtenu son agr\u00e9ment par la SNCF.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le 5 avril 1987, la premi\u00e8re sortie en ligne de la 140-C-231 la m\u00e8ne de Paris-Est \u00e0 Senlis, pr\u00e9lude d\u2019une saison qui s\u2019annonce riche en excursions. Au printemps, une voie de la rotonde est prolong\u00e9e derri\u00e8re le d\u00e9p\u00f4t pour recevoir les voitures trop longues pour rester dans la rotonde. Le 17 mai, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> organise un train sp\u00e9cial de Paris-Austerlitz \u00e0 Tours par Vend\u00f4me et retour par Les Aubrais, avec la premi\u00e8re sortie du wagon-poste PAtf-41056 \u00e0 deux essieux depuis sa restauration. Le 24 mai, les 100 ans de la Rimaucourt. Le 14 juin, un nouveau train avec la 140-C-231 va de Paris-St.Lazare \u00e0 St.Val\u00e9ry-en-Caux. Un fourgon Ocem ex-PO vient enrichir la collection le 10 ao\u00fbt. Un train baptis\u00e9 l\u2019Ardennais-Express est organis\u00e9 le 27 septembre 1987 au d\u00e9part de Paris-Nord. La destination en est Mariembourg en Belgique, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une grande manifestation vapeur internationale sur le Chemin de Fer \u00e0 Vapeur des Trois Vall\u00e9es (CFV3V). Grande nouveaut\u00e9, ce jour-l\u00e0 le train comprend pour la premi\u00e8re fois une voiture <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, une A3B5 Ocem \u00e0 faces lisses remise en livr\u00e9e PO-Midi, en plus des VR 4207 et VP 4038 et des voitures UIC SNCF.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Depuis 1986\u00a0 l\u2019AJECTA a lanc\u00e9e la pr\u00e9servation de voitures Ocem, car les derni\u00e8res repr\u00e9sentantes de cette famille li\u00e9e \u00e0 la traction vapeur vont bient\u00f4t \u00eatre radi\u00e9es. Cette d\u00e9cision de constituer une rame de voitures grandes lignes permettra d\u2019\u00e9viter de proposer aux voyageurs de banales voitures UIC ou USI lou\u00e9es \u00e0 la SNCF. C\u2019est ainsi que sont acquises gr\u00e2ce au financement assur\u00e9 par quelques membres, une A3B5 \u00c9tat ex PO-Midi, une A3B4d Est, une B9c9 PLM, une A12 1\/2 c12 ? PLM et une A8 AL, toutes choisies en fonction de leur \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et de leur int\u00e9r\u00eat historique. Afin de cr\u00e9er une rame compl\u00e8te, une souscription est lanc\u00e9e pour l\u2019achat de deux B10 (ex-C10) d\u2019origine \u00c9tat. Restaur\u00e9es les unes apr\u00e8s les autres, compl\u00e9t\u00e9es par des pi\u00e8ces provenant des ateliers de Revigny et repeintes gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019acquisition d\u2019un lot de plusieurs tonnes de peintures r\u00e9form\u00e9es, ces voitures constituent une rame homog\u00e8ne, image vivante des express des grands r\u00e9seaux fran\u00e7ais. Il s\u2019agit bien l\u00e0 d\u2019une nouvelle grande \u00e9tape dans l\u2019histoire de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> qui, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, poss\u00e8de une dizaine de voitures grandes lignes dans son parc.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le 25 octobre, un trajet Paris &#8211; \u00c9pernay au d\u00e9part de Paris-Nord, par Laon et Reims avec visite de la cath\u00e9drale, pr\u00e9figure le Train du Champagne qui deviendra un classique de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les grands chantiers des ann\u00e9es 1987 et 1988 sont consacr\u00e9s \u00e0 la r\u00e9novation des voitures acquises, afin de faire circuler rapidement une v\u00e9ritable rame historique. L\u2019A3B4E Est revenue de peinture aux ateliers d\u2019Hellemmes en mars 1988 est termin\u00e9e en mai, de m\u00eame que les B9c5 PLM et C10 PO-Midi. La C10 ex-\u00c9tat est encore en cours de restauration.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le train du 5 juin 1988, un Paris-Est &#8211; Troyes, est le premier \u201cvrai\u201d train <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, compos\u00e9 de la 140-C-231, des VP 4038, VR 4207, de cinq voitures Ocem et du wagon-poste AL \u00e0 deux essieux.\u00a0 Le 16 avril circule un train Paris-Austerlitz &#8211; Chartres avec la 2D2-5525, relay\u00e9e par la 140-C, vers Courtalain et Ponc\u00e9 (visite de la cit\u00e9 artisanale) et retour par Le Mans. La JPO a lieu le 18 septembre, mais en 1988 le fait marquant est le premier p\u00e9riple sur deux jours, de Paris-Lyon \u00e0 Tournon via Lyon, avec la rame de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> emmen\u00e9e par la 2D2-9135 de\u00a0 l\u2019AFCL. Le samedi 8 octobre, Paris-Lyon &#8211; Dijon &#8211; Nuits-St.Georges (visite de caves, d\u00e9gustation), puis Tournus (visite de l\u2019ancienne abbatiale des Xe et XIe si\u00e8cles), Lyon-Perrache (avec nuit \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Terminus) et le dimanche 9, Lyon-Perrache &#8211; Givors &#8211; Tournon (correspondance avec le Chemin de Fer du Vivarais pour un train sp\u00e9cial r\u00e9serv\u00e9, d\u00e9jeuner \u00e0 Lamastre) puis retour sur Paris-Lyon. Le 6 novembre, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> propose un train Paris-Est &#8211; Troyes &#8211; St.Florentin &#8211; Auxerre &#8211; Paris. La saison s\u2019ach\u00e8ve le 11 d\u00e9cembre avec un parcours sur la grande ceinture. Des travaux sont entrepris sur le d\u00e9p\u00f4t : remplacement et peinture de rideaux m\u00e9talliques et peinture du bardage au-dessus des rideaux. De nouvelles voitures Ocem arrivent : C11 Bacalan PLM, B9 Est, B4D Est et A8c8 \u00c9tat (une ex-\u201ctransatlantique\u201d). La VL 3815 est d\u00e9plac\u00e9e en octobre pour \u00eatre stationn\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du r\u00e9fectoire. Mais comme elle est plus longue que la plaque, le tournage se r\u00e9v\u00e8le d\u00e9licat et n\u00e9cessite un levage.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1989,<\/strong> le 23 avril, la 140-C emm\u00e8ne la rame historique vers Toucy pour une rencontre avec le \u201cpays de Colette\u201d et l\u2019Association des Autorails Touristiques de l\u2019Yonne pour un parcours jusqu\u2019\u00e0 St.Sauveur. Puis le 29 avril, sont effectu\u00e9s deux AR Alfortville &#8211; Moret-les-Sablons. Un second metteur en sc\u00e8ne fait alors appel \u00e0 l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> pour quatre jours de tournage, du 15 au 18 mai \u00e0 Paris-Nord. Le film s\u2019intitule L\u2019Amante. La 140-C-231 et sa rame gagnent ensuite la gare St.Lazare par la petite ceinture pour assurer, avec la rame seule deux prestations pour le Copef, puis un train <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> Paris &#8211; F\u00e9camp le 4 juin. Le 28 mai, un train sp\u00e9cial IFC passe par Longueville et la 230-G-353 vient tourner sur la plaque du d\u00e9p\u00f4t. \u00c0 la rentr\u00e9e a lieu un nouveau p\u00e9riple sur deux jours. Il s\u2019agit du deuxi\u00e8me train \u00e0 destination de Mariembourg en Belgique. Le 23 septembre, le trajet aller m\u00e8ne la rame \u00e0 Charleroi via Hirson et Mariembourg o\u00f9 a lieu le festival vapeur du CFV3V. Le retour s\u2019effectue le 24 par Mariembourg. Le 8 octobre, c\u2019est la JPO avec ses traditionnelles navettes Longueville &#8211; Provins. Pour l\u2019occasion, Vigneux-Rail organise un AR Paris-Est &#8211; Longueville avec la 140-C-231 et la rame historique. Mais le fait marquant de cette \u00e9dition, c\u2019est la Rimaucourt qui effectue sa derni\u00e8re sortie en pression sur les voies du d\u00e9p\u00f4t. Cette derni\u00e8re arrive effectivement \u00e0 chute de timbre, et ne peut \u00eatre retimbr\u00e9e sans d\u2019importants et on\u00e9reux travaux. Le deuxi\u00e8me Train du Champagne est organis\u00e9 le 10 d\u00e9cembre, cette fois au d\u00e9part de Paris-Est et \u00e0 destination d\u2019\u00c9pernay, via La Fert\u00e9-Milon et Reims.\u00a0<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Retour des mat\u00e9riels de Richelieu :\u00a0<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1987, fourgon Est et la citerne Sr-1601,<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1990, Septembre,\u00a0 La voiture Pullman 4155 qui \u00e9tait lou\u00e9e au Chemin de Fer de la Vend\u00e9e revient du Puy-du-Fou.<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1991, Avril, la voiture C7tf-17532 AL et la draisine D-760.<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1991, \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9, la VL 3662 et le fourgon Ocem D-1976.\u00a0<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1992, 15 mars, la 130-B-476.\u00a0<\/span><\/li>\n<li aria-level=\"1\">2006, la 040-TA-137.<\/li>\n<\/ul>\n<hr \/>\n<p><strong>Arriv\u00e9e des voitures CIWL :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1989, mai, VR 3681<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1989, 28 mai, VP 4036<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1989, 30 juillet, VL 3927<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1990, 21 janvier, VP 4024<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1991, VL 3926<\/span><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\" aria-level=\"1\"><span style=\"font-weight: 400;\">1993 VL 3903<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1990<\/strong>, le 28 janvier, la CC-72031 assure un trajet Paris-Lyon &#8211; Malesherbes &#8211; Montargis, avec une rame dont font partie quatre voitures de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> : la VR 4207, et les A3B4E, A3B5 et C10. Un wagon-tombereau Tms-30 arrive \u00e0 Longueville le 25 f\u00e9vrier, et il est envisag\u00e9 de l\u2019am\u00e9nager comme r\u00e9serve d\u2019eau et d\u2019outillage pour la machine. Puis le Copef programme un autre sp\u00e9cial le 20 mai, avec la 141-R-420 et la rame de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. Il s\u2019agit cette fois d\u2019un trajet sur la grande ceinture vers le 5e R\u00e9giment du G\u00e9nie \u00e0 Versailles-Matelots, puis le m\u00eame jour d\u2019un parcours sur la petite ceinture passant par Puteaux et Issy-Plaine, le tout au d\u00e9part de Paris-Lyon. Enfin, une troisi\u00e8me circulation est encore due au Copef, d\u00e9cid\u00e9ment tr\u00e8s actif en ce premier semestre. Le 9 juin, la 2D2-9135 emm\u00e8ne la rame de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> avec la VR 4207 et la Pullman 4038 de Pont-Cardinet \u00e0 Paris-Lyon, en passant par Montereau. Le lendemain, l\u2019Ajecta propose un AR Paris -Lyon &#8211; Gien &#8211; Poilly avec visite du ch\u00e2teau de Gien. Originalit\u00e9 de ce train, la VR 2869 CIWL est lou\u00e9e avec son \u00e9quipe, pour faire face au grand nombre de r\u00e9servations. Le printemps s\u2019ach\u00e8ve avec un train Paris-Lyon &#8211; St.Florentin &#8211; Troyes &#8211; Longueville &#8211; Flamboin &#8211; Montereau &#8211; Paris- Lyon le 17 juin. La traction en est partag\u00e9e par la 2D2-9135 de Paris \u00e0 St.Florentin puis Montereau \u00e0 Paris et par la 140-C de St.Florentin \u00e0 Troyes et Montereau. Des signaux (avertissement et s\u00e9maphore) sont mis en place au d\u00e9p\u00f4t. La JPO 1990 se d\u00e9roule le 16 septembre avec en plus des prestations habituelles, la pr\u00e9sentation de la Pullman 4155 qui vient de revenir des Herbiers. Un dernier train pour Tours part de Paris-Austerlitz le 6 octobre, par Ch\u00e2teaudun. Les voyageurs peuvent admirer de nombreux passages de TGV-Atlantique, la LGV\u00a0 longeant la ligne ancienne. C\u2019est encore un train sur deux jours, avec visite du ch\u00e2teau de Chenonceau le lendemain, puis transfert sur le BA de Gi\u00e8vres \u00e0 Salbris o\u00f9 les passagers retrouvent la rame et la 140-C qui a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9e \u00e0 Vierzon.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1991, <\/strong>26 Janvier, \u00a0un\u00a0 Paris-Denfert-Rochereau &#8211; Le V\u00e9sinet et Torcy par les lignes B et A du RER et retour \u00e0 Denfert. La rame AJECTA avec la VR est emmen\u00e9e par la 2D2-5525, avec les tracteurs E-4907 et 4903 en queue pour \u00e9viter de laborieuses man\u0153uvres. Le 14 avril, l\u2019AJECTA propose un train Paris-Austerlitz &#8211; Vend\u00f4me avec la 140-C et sa rame historique, qui continuent sur la ligne de Montoire jusqu\u2019\u00e0 Troo pour la visite du tunnel de Saint-Rimay avec sa porte blind\u00e9e (et souvenirs d\u2019une certaine entrevue). Le 12 Mai, un AR Paris &#8211; Le Tr\u00e9port. Le 12 Octobre 1991, l\u2019AJECTA organise un festival vapeur sur deux jours pour les vingt ans de pr\u00e9sence au d\u00e9p\u00f4t, avec fanfare et invit\u00e9s. Un sp\u00e9cial Facs Paris-Lyon &#8211; Montereau &#8211; Flamboin &#8211; Longueville ouvre le bal le samedi 12, avec la 230-G-353 et la rame AJECTA. Trois navettes vapeur le samedi et quatre le dimanche 13 sont assur\u00e9es en alternance par la 140-C et la 230-G. Une r\u00e9trospective de mat\u00e9riel est pr\u00e9sent\u00e9e, allant de la rame St.Germain aux voitures Corail. La SNCF a amen\u00e9 une voiture cin\u00e9ma, une voiture club 34 et trois voitures \u201cnouvelle premi\u00e8re\u201d. Outre la 230-G-353, on note aussi la pr\u00e9sence de la 2D2-9135 et de wagons-poste de 1895 \u00e0 nos jours. La saison se termine par un Paris &#8211; \u00c9pernay le 17 novembre, avec visite et repas au champagne dans les caves de Castellane. La VP 4038 effectue l\u00e0 sa derni\u00e8re sortie avant r\u00e9novation.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1992<\/strong> d\u00e9bute par de gros travaux sur la Pullman 4038, et un important chantier de reconstruction des voies en rayon autour de la rotonde, chantier qui s\u2019ach\u00e8ve en juillet. Le 26 avril, la 140-C et sa rame avec la VR effectuent un tour de la grande ceinture qui les m\u00e8ne \u00e0 Valmondois. Le 13 juin, un sp\u00e9cial Facs est organis\u00e9 au d\u00e9part de Paris-Austerlitz et \u00e0 destination d\u2019Orl\u00e9ans et Pithiviers, avec la 231-K-8 et la rame <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. Le 21 juin, avec d\u00e9part de Paris-Lyon. Il s\u2019agit de la derni\u00e8re sortie de la 140-C avant sa chute de timbre. La rame comprend les VP 4151 et 4159 de la CIWL, \u00e0 la place de la 4155 pr\u00e9vue mais pas encore pr\u00eate. Les visites de la cath\u00e9drale et du palais Jacques-Coeur sont organis\u00e9es pour les voyageurs. Le 11 octobre, dans le cadre de la JPO, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> pr\u00e9sente une v\u00e9ritable parade de locomotives sur les voies de rayon. Inoubliable spectacle. Cette ann\u00e9e, du fait de l\u2019immobilisation de la 140-C pour sa r\u00e9vision d\u00e9cennale, les navettes Longueville &#8211; Provins sont assur\u00e9es par la 230-G-353. le 18, la 231-K-8 assure un sp\u00e9cial Ajecta Paris-Bercy &#8211; Laon &#8211; Reims &#8211; \u00c9pernay &#8211; Ch\u00e2teau-Thierry &#8211; Paris-Bercy. La rame comprend \u00e0 nouveau les VP 4151 et 4159 jumel\u00e9es \u00e0 la VR 4207. Un AR Paris &#8211; Blois cl\u00f4t la saison le 22 novembre. Cette fois, c\u2019est la 2D2-5525 qui emm\u00e8ne la rame <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> avec la VP 4155 enfin sortie de r\u00e9vision et agr\u00e9\u00e9e.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1993<\/strong> en l\u2019absence de la 140-C, la 231-K-8. assure un Paris &#8211; Dijon le 16 mai, sur la ligne imp\u00e9riale avec arr\u00eats \u00e0 Montereau, Laroche et Tonnerre et visite de la ville de Dijon. Le d\u00e9part et le retour s\u2019effectuent \u00e0 Paris-Austerlitz. Le Copef organise ensuite un tour de Paris sur la petite ceinture le 5 juin, avec la 140-C-231 et la A3B4E de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, ainsi que la VP 4148 CIWL et une rame de voitures UIC (pour avoir la sono). Ce train marque le retour de la 140-C apr\u00e8s sa GRG. \u00c0 ce moment, la pose de nouvelles voies se poursuit au d\u00e9p\u00f4t et un programme informatique de r\u00e9servation des places est lanc\u00e9. La 140-C assure ensuite un Paris-Est &#8211; Provins le 13 juin, \u00e0 l\u2019occasion de la f\u00eate m\u00e9di\u00e9vale. Apr\u00e8s la JPO du 19 septembre (cinq navettes sur Provins), un Paris &#8211; V\u00e9zelay le 10 octobre au d\u00e9part de Paris-Austerlitz est tract\u00e9 en alternance par la 2D2-5525 et la 140-C-231 jusqu\u2019\u00e0 Cravant, avec la visite de la basilique de V\u00e9zelay. Le traditionnel Train du Champagne termine l\u2019ann\u00e9e le 21 novembre, par un parcours Paris &#8211; \u00c9pernay, avec retour par Reims et La Fert\u00e9-Milon Derniers engins \u00e0 revenir de Richelieu, les autorails X-3601 et 5506 ainsi que les voitures C3rtfp AL et C6tf AL et un fourgon Est sont directement achemin\u00e9s \u00e0 Bueil. Ils sont mis \u00e0 la disposition du Chemin de Fer de la Vall\u00e9e de l\u2019Eure (CFVE) \u00e0 Pacy-sur-Eure, pour la future ligne touristique. Une derni\u00e8re voiture lits, la 3903, achet\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 une souscription interne, arrive au d\u00e9p\u00f4t le 17 octobre.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1994<\/strong>, en f\u00e9vrier d\u00e9but des travaux sur la 030-TU-22, locomotive am\u00e9ricaine import\u00e9e pendant la deuxi\u00e8me guerre mondiale pour le Transportation Corps US. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> propose un train Paris-Nord &#8211; Longueau &#8211; Tergnier &#8211; Compi\u00e8gne &#8211; Paris-Nord le 27 mars. Le but en est la visite du ch\u00e2teau de Pierrefonds et de la clairi\u00e8re de l\u2019Armistice o\u00f9 est pr\u00e9sent\u00e9e la VR 2419 dans laquelle a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 l\u2019Armistice du 11 novembre 1918. (La vraie 2419 ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite en Allemagne, c\u2019est la 2439 de la m\u00eame s\u00e9rie qui a pris sa place). Puis, dans le cadre de la deuxi\u00e8me f\u00eate de la vapeur \u00e0 Noyelles organis\u00e9e par le Chemin de Fer de la Baie de Somme, la 140-C et sa rame effectuent le samedi 7 mai un trajet Paris &#8211; Amiens. La 231-G-558 la rejoint alors, et c\u2019est une double traction 140-C et 231-G (<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>\/PVC) qui continue le trajet jusqu\u2019\u00e0 Boulogne et Calais o\u00f9 est propos\u00e9e la visite des installations d\u2019Eurotunnel. A Noyelles, c\u2019est l\u2019ambiance des grands jours avec la concentration de six machines en pression : trois du CFBS \u00e0 voie m\u00e9trique, la 231-G-558, la 140-C-231 et la Marc-Seguin qui va parcourir 25 km et transporter 600 passagers durant la manifestation. Les chanceux qui ont emprunt\u00e9 sa voiture \u00e0 banquettes de bois, ont connu la griserie d\u2019une vitesse de\u2026 13 km\/h dans le superbe paysage de la baie. Le retour du dimanche 8 s\u2019effectue \u00e0 nouveau en double traction 231-G et 140-C de Calais \u00e0 Noyelles. Malheureusement, suite \u00e0 une avarie, la 140-C doit rentrer haut-le-pied au d\u00e9p\u00f4t de Longueau pour y \u00eatre r\u00e9par\u00e9e. Ce n\u2019est que le 14 mai qu\u2019elle rejoint Longueville, toujours HLP. Le 29 mai, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> et la CIWL organisent un A\/R Paris-Est &#8211; \u00c9pernay, qui est suivi le 19 juin par le Paris-Est &#8211; raccordement de l\u2019\u00c9vangile &#8211; Le Tr\u00e9port de l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. La JPO a lieu le 17 septembre. Un nouveau voyage sur deux jours est propos\u00e9 par l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> les 8 et 9 octobre. Il s\u2019agit cette fois d\u2019un trajet international : Paris-Nord &#8211; Bruges -Bruxelles avec visite de Bruges et parcours en tramways sp\u00e9ciaux \u00e0 Bruxelles. L\u2019ann\u00e9e se termine ensuite par un A\/R Paris Lyon &#8211; Meaux &#8211; \u00c9pernay le 27 novembre et par la peinture d\u2019un wagon couvert et du wagon L-260. La draisine D-760 revenue trop d\u00e9pouill\u00e9e de Richelieu est ferraill\u00e9e, tandis qu\u2019arrivent les voitures C6 Est longtemps rest\u00e9es \u00e0 Noisy le Sec.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1995<\/strong>, deux nouveaux fourgons Ocem arrivent et le 9 avril, un train Paris-Est &#8211; Villeneuve -Laroche &#8211; Troyes lance la saison. Il est suivi d\u2019un Paris-Lyon &#8211; Cosne &#8211; St.Satur avec visite d\u2019un vignoble et d\u00e9gustation de vin de Sancerre le 18 juin. Les v\u00e9hicules gar\u00e9s \u00e0 Bueil sont transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 Pacy-sur-Eure, de m\u00eame que deux remorques d\u2019autorail unifi\u00e9es que l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> a achet\u00e9 pour le CFVE en vue du futur train touristique de la vall\u00e9e de l\u2019Eure. La JPO a lieu le 17 septembre avec les habituelles navettes et la participation d\u2019une draisine \u00e0 bras, ainsi qu\u2019un festival de films pour le centenaire du cin\u00e9ma. Et le 24 septembre, \u00e0 l\u2019occasion du festival IDF, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> organise un Paris-Est &#8211; Longueville et retour. Puis un Paris-Est &#8211; Nancy via Verdun et Conflans-Jarny se d\u00e9roule sur deux jours les 14 et 15 octobre, avec visite de la citadelle de Verdun, de la n\u00e9cropole de Douaumont et du fort de Vaux. Le lendemain est consacr\u00e9 \u00e0 la visite de la ville de Nancy. Au retour, le charbon pris \u00e0 Verdun n\u2019\u00e9tant pas de bonne qualit\u00e9, la 140-C connait des probl\u00e8mes de chauffe. L\u2019ann\u00e9e se termine par le traditionnel Paris-Est &#8211; \u00c9pernay via La Fert\u00e9-Milon et Reims le 26 novembre, avec la rame renforc\u00e9e de deux voitures inox TEE et de la VR 2976 CIWL. Pour changer, le repas a lieu \u00e0 la Maison du Vigneron, dans la montagne de Reims. A cette \u00e9poque, l\u2019organisation de circulations vapeur sur le r\u00e9seau national rencontre de plus en plus de difficult\u00e9s, car elle est confront\u00e9e \u00e0 une r\u00e9glementation draconienne de la part de la SNCF. Hormis les habituelles navettes entre Longueville et Provins dans le cadre de la Journ\u00e9e Portes Ouvertes,\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1996<\/strong> ne verra que deux trains sp\u00e9ciaux <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>. Le premier est un A\/R Paris &#8211; Provins le 9 juin, \u00e0 l\u2019occasion de la f\u00eate m\u00e9di\u00e9vale, ce jour- l\u00e0, le train <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> comporte en plus le wagon-poste Ocem de l\u2019ACAPF, cit\u00e9e plus haut. Apr\u00e8s la JPO du 15 septembre, qui comme l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re voit les \u00e9volutions d\u2019une draisine \u00e0 bras, le Paris &#8211; Reims &#8211; \u00c9pernay a lieu le 24 novembre avec repas \u00e0 la Maison du Vigneron Plusieurs chantiers sont men\u00e9s en 1995\/96. Tout d\u2019abord, la r\u00e9novation de l\u2019all\u00e8ge postale 326 \u00c9tat en bois t\u00f4l\u00e9 de 1898 qu\u2019il faut enti\u00e8rement reconstruire et ret\u00f4ler; puis apr\u00e8s sa sortie d\u2019atelier, c\u2019est l\u2019installation du chauffage vapeur (chaudi\u00e8re r\u00e9servoir et tuyauterie) et de cloisons sur la VP 4038. La restauration du d\u00e9p\u00f4t d\u00e9bute par la r\u00e9alisation et le montage de hottes et de chemin\u00e9es neuves, la remise en \u00e9tat des verri\u00e8res et enfin la r\u00e9fection du bardage avec r\u00e9vision de tous les ch\u00e2ssis de fen\u00eatre. En mars, arriv\u00e9e du locotracteur 931 provenant de l\u2019ancienne centrale \u00c9dF de Porcheville 1 et de la voiture salon ex-PLM n\u00b0 10. A la fin de l\u2019ann\u00e9e, la locomotive Rimaucourt et la voiture 1re classe de la rame St.Germain sont expos\u00e9es \u00e0 Paris, sur l\u2019avenue Daumesnil devant le Viaduc-Caf\u00e9.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1997<\/strong>, poursuite des travaux sur le d\u00e9p\u00f4t avec le remplacement partiel des poutres les plus avari\u00e9es, la r\u00e9fection du pignon, et de belles tuiles de fa\u00eetage marqu\u00e9es Est sont r\u00e9alis\u00e9es et mises en place \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du d\u00e9p\u00f4t. Comme l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, la 140-C et sa rame n\u2019effectuent que deux sorties. Les 21 et 22 juin, le 5e G\u00e9nie, seul r\u00e9giment sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine ferroviaire, organise un week-end portes ouvertes ax\u00e9 sur le th\u00e8me du chemin de fer qu\u2019il illustre avec ses trains-parcs et ses locotracteurs. Pour ces deux jours, le Copef et l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> proposent deux trains vapeur tract\u00e9s par la 140-C entre Paris-Est et Versailles-Matelots par la grande ceinture. Puis ces trains assurent des circulations sur la boucle interne du camp. L\u2019attraction la plus pris\u00e9e de ces JPO est bien naturellement celle offerte par le c\u00e9l\u00e8bre \u201cdiplodocus\u201d (grue g\u00e9ante), avec d\u00e9monstration de pose et d\u00e9pose d\u2019un pont m\u00e9tallique. Plusieurs machines \u00e0 vapeur, des voitures, des wagons et une exposition de mod\u00e9lisme avec la pr\u00e9sence de quelques artisans compl\u00e8tent l\u2019attrait de ces belles journ\u00e9es. Apr\u00e8s la JPO du 22 septembre \u00e0 Longueville, le train du champagne Paris &#8211; La Fert\u00e9-Milon &#8211; Reims avec visite de la cath\u00e9drale, cl\u00f4t cette petite saison.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1998<\/strong>, une nette reprise pour les circulations des trains sp\u00e9ciaux d\u2019associations. Les 25 et 26 avril, le Chemin de Fer de la Baie de Somme organise pour la cinqui\u00e8me fois sa f\u00eate de la vapeur. Le programme particuli\u00e8rement riche r\u00e9unit les 231-K-8, 231-G-558, 140-C-231 et 140-C-314, 030 du Kent &amp; East-Sussex Railway, ainsi que toutes les locomotives du CFBS, dont la 130-T Haine-St.Pierre qui reprend du service apr\u00e8s trente ans de sommeil. Un service cadenc\u00e9 entre Noyelles et St Val\u00e9ry sur Somme ou Cayeux, avec en plus la circulation de la Micheline ZM-514 rapatri\u00e9e de Madagascar, les \u00e9volutions en gare de la locomotive Marc-Seguin et une grande exposition de mod\u00e9lisme font de cette manifestation un \u00e9v\u00e8nement qu\u2019il ne fallait pas manquer. L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> a particip\u00e9 \u00e0 la f\u00eate par un train affr\u00e9t\u00e9 conjointement avec le Copef le samedi 26. Au d\u00e9p\u00f4t, les travaux continuent sur la VP 4038 et l\u2019all\u00e8ge postale 326, la cuisine de la VR 4207 est enti\u00e8rement refaite et la locomotive 4-853 Nord est r\u00e9nov\u00e9e \u201cesth\u00e9tiquement\u201d. Malheureusement, l\u2019association subit des bris de vitres sur certaines voitures \u00e0 la fin mai. Les 6 et 7 juin, la SNCF propose des journ\u00e9es portes ouvertes pour les 150 ans des ateliers d\u2019\u00c9pernay. La 140-C y participe avec sa rame, mais sans les VP 4155 et VR 4207. Le train y est achemin\u00e9 sans voyageurs via la grande ceinture et Vaires le 5 juin. Le 6, il effectue deux navettes \u00c9pernay &#8211; Reims et le retour a lieu le 7 par Vaires et la grande ceinture. Le 14 juin, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> organise un AR Paris-Nord &#8211; Beauvais &#8211; Le Tr\u00e9port. Durant l\u2019\u00e9t\u00e9, \u00e0 l\u2019occasion de la premi\u00e8re saison du Train \u00e0 vapeur du Trieux, la rame <strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong>, quatre voitures sans les VR et VP, est pr\u00eat\u00e9e aux CFTA pour assurer le premier touristique de Bretagne avec la 230-G 353. La \u201cvapeur du Trieux\u201d circule du 3 juillet au 13 septembre sur les 17 km de la ligne qui longe l\u2019estuaire du Trieux entre Pontrieux et Paimpol. A la rentr\u00e9e, la rame est de retour pour les quatre navettes Longueville &#8211; Provins de la JPO du 20 septembre marqu\u00e9e par la circulation d\u2019un v\u00e9lorail et la pr\u00e9sence de la 230-G-353. L\u2019ann\u00e9e se termine le 11 octobre par l\u2019aller-retour Paris-Est &#8211; \u00c9pernay du train du champagne. Le 6 septembre, la 141-TB-424 s\u2019est arr\u00eat\u00e9e \u00e0 Longueville lors de son acheminement de Mulhouse \u00e0 Paris pour l\u2019exposition Bercy-Expo de la SNCF. Vers la fin de l\u2019ann\u00e9e est effectu\u00e9 le levage de la 140-C et de son tender.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><strong>1999<\/strong>, les voitures A3B5 \u00c9tat et C10 PO-Midi sont repeintes aux ateliers CFTA de Gray et le 4 mai, une marche d\u2019essai HLP de la 140-C entre Longueville et Nogent sur Seine donne le coup d\u2019envoi de la saison avec, le 6 juin, un train Paris-St.Lazare &#8211; Serquigny &#8211; Rouen et retour direct par Mantes &#8211; St Lazare. Le 20 juin, la voiture de 2e classe de la rame St.Germain est pr\u00e9sent\u00e9e aux journ\u00e9es portes ouvertes du 5eR\u00e9giment du G\u00e9nie \u00e0 Versailles-Matelots. Du 2 au 11 juillet, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> et l\u2019ACAPF participent \u00e0 Philexfrance, le mondial du timbre \u00e0 Paris-Expo, porte de Versailles. Dans le cadre de l\u2019histoire du transport ferroviaire postal, L\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> y pr\u00e9sente l\u2019all\u00e8ge postale de 1898 en bois t\u00f4l\u00e9 n\u00b0 326 \u00c9tat qui vient juste d\u2019\u00eatre magnifiquement restaur\u00e9e et le wagon-poste Alsace-Lorraine Ocem de 1933 (PAtf-41056), l\u2019ACAPF exposant un WP Ocem de 21,60 m dans sa derni\u00e8re livr\u00e9e jaune-jonquille. Cette manifestation a connu un grand succ\u00e8s populaire. En septembre, les CFTA organisent quatre navettes Longueville &#8211; Provins le 5, \u00e0 nouveau quatre le 12, puis cinq le 19 avec l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> pour la JPO \u00e0 laquelle participent les wagons poste rentr\u00e9s de la porte de Versailles. Le 10 octobre, l\u2019<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"color: #ffcc00;\"><span style=\"color: #ffffff;\">A<\/span>J<\/span><span style=\"color: #ffffff;\">ECTA<\/span><\/span><\/strong> propose un A\/R Paris-Est &#8211; Tours via Noisy le Sec, Juvisy et Les Aubrais. La visite du ch\u00e2teau et de la ville d\u2019Amboise en constitue le programme. Pendant ce temps, la 140-C-231 se rend \u00e0 St.Pierre-des-Corps HLP pour \u00eatre r\u00e9orient\u00e9e sur la plaque, qui a heureusement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9e. \u00c0 ce voyage participe encore le wagon-poste OCEM de l\u2019ACAPF, qui depuis sa premi\u00e8re sortie de juin 1996 effectue au moins un voyage par an. fin 1999, la 140-C-231 affiche 3390 km \u00e0 son compteur, dont 1420 avec voyageurs.\u00a0 La d\u00e9cennie se termine par la grosse temp\u00eate de d\u00e9cembre 1999 qui cause d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts \u00e0 la rotonde de Longueville. Les verri\u00e8res et les rideaux m\u00e9talliques ont \u00e9t\u00e9 malmen\u00e9s et des tuiles se sont envol\u00e9es. Il faudra beaucoup de temps pour r\u00e9parer ces d\u00e9g\u00e2ts.<\/span><\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000;\">A suivre&#8230; <a href=\"https:\/\/www.ajecta.fr\/?page_id=4793\">L&rsquo;histoire r\u00e9cente de l&rsquo;AJECTA (depuis 2000)<\/a><\/span><\/h5>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019AJECTA est n\u00e9e, il y a plus de 50 ans, de la passion de quelques amis, tous amoureux du vieux chemin de fer, celui des gueules noires et des lignes secondaires. 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